Communion de prière pour la Vie : "Jésus, Marie, protégez la vie " ! (ou toute autre prière à Dieu)

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Jean-Baptiste Fichet, sur causeur, 17/03/2013, extraits

Le jeunisme est un naufrage

Qu'on n'aille pas croire que nous défendons les vieux par principe : il en reste encore, et peut-être plus qu'autrefois, d'affreusement retors, bouffis de vertu et de morale – au hasard, ces momies liftées qu'on voit depuis trente ans se balader des colonnes des journaux à l'antenne des radios, de la direction de tel canard à telle émission de « débat », en ânonnant leurs oukases. Allons plus loin : nos vieux sont peut-être plus vicelards, plus machiavéliques que jamais, puisqu'ils ont fomenté ce stratagème consistant à caresser leurs « jeunes » dans le sens du poil, au lieu de leur coller un aller-retour et au lit. Par eux, l'admiration gélatineuse a remplacé le martinet comme instrument de domestication.
Les concepteurs de la collection Le monde expliqué aux vieux sont, personne n'en doute, des hommes parmi les mieux attentionnés qui soient : leur innocence perfore. C'est sans complexe qu'à la trique totalitaire ils substituent la commisération acidulée, et au camp de rééducation, la démocratique « pédagogie », laquelle se fait fort de ramener les brebis égarées dans les étables de l'infantilisme convivial. Les vieux, c'est acquis, sont des sacs plastiques boueux attachés au pot d'échappement du « jeune » filant, véloce, dans les dédales du monde moderne. Aussi sucré soit-il, le message est clair : vieillards, apprenez vos leçons, ou on vous décroche. Après tout, l'euthanasie, c'est pas pour les chiens... Enfin plus seulement.

Ce qui reste d'humanité attardée – donc vivante – fait donc pour la collection Le monde expliqué aux vieux des vœux d'impeccable échec, et invite ses vieillards les plus décrépits à faire de ces livres pieux, à l'occasion, un bel autodafé, avant de lancer à leur tour, pourquoi pas, une collection un peu enlevée et qui s'appellerait : Les vieux expliqués au monde.

Source : causeur.fr

 

 

par Thierry Duberral, Le nouvel Observateur, 19 Mars 2013 (extrait)

Si la France doit modifier les conditions de fin de vie, elle devrait le faire par référendum. C'est, en tout cas, l'opinion majoritaire des Français sur cette question.

Les Français veulent faire de l'euthanasie un débat national ponctué par un référendum. Selon un sondage Harris Interactive/Tilder/institut Montaigne réalisé pour la la chaîne parlementaire LCP, 68% des personnes interrogées pensent qu'il serait important de soumettre au suffrage populaire une modification des conditions d'autorisation de l'euthanasie. Pour 28%, cette question relève du Parlement.

Les résultats de ce sondage soulignent l'importance que les Français accordent à cette question. Le choix du référendum exprime leurs doutes sur ce sujet. Mais paradoxalement, cette forme de consultation suppose de répondre à une question simple. Or, par nature, la question de l'euthanasie renvoie plutôt à des situations qu'à des réponses tranchées.

Source : nouvelobs.com

 

 

Fin de vie en cancérologie : un décalage entre les sondages et le quotidien de soignants

Par : Un groupe de soignants Médecins, infirmières et kinésithérapeutes de l'Institut Curie, 12 mars 2013

Selon un sondage, 86 % des Français seraient favorables à une loi légalisant l'euthanasie (1). En tant que soignants, nous ne pouvons ignorer ce point de vue, mais quelle signification lui donner ? Sur le terrain de notre quotidien à l'hôpital, nous sommes très rarement confrontés à ce type de demande qui persisterait dans le temps. Comment donc peut-on expliquer un tel décalage entre l'expression du grand public et celle des patients ? Ce sondage ne reflète-t-il pas avant tout la crainte légitime de mal mourir ? Certains ont-ils été témoins de fins de vie inadmissibles qui les encouragent à programmer leur propre mort ? Mais comment ne pas entendre aussi une certaine perte de confiance envers nous, les «soignants», et la crainte de ne pas être bien pris en charge, écoutés, entendus et soulagés jusqu'au bout de la vie ? Dans de rares cas, des patients en fin de vie présentent des symptômes physiques «réfractaires» à nos traitements. Selon la loi, les médecins peuvent alors proposer des traitements provoquant une sédation (2) afin de soulager le patient physiquement et psychiquement, quitte à accélérer la survenue du décès. Ces décisions sont prises en concertation avec le patient, ses proches et les équipes soignantes.

La sédation ne doit être ni banalisée ni sous-utilisée. Son but est de soulager et non de faire mourir, une différence d'intention majeure pour le patient, les proches et pour nous aussi, soignants. La loi Leonetti réaffirme aussi le droit du patient à refuser des traitements qu'il considère comme relevant de l'acharnement thérapeutique. Mais les médecins sont souvent confrontés à une situation contraire : des malades demandent la poursuite de traitements anticancéreux alors même que l'équipe médicale envisageait leur interruption. La demande de vérité, forte chez les bien-portants ou les patients dont la maladie est peu évoluée, se transforme en fin de vie en une demande d'espoir et de traitements parfois déraisonnables. La réponse à ces demandes n'est pas facile car une annonce brutale de pronostic grave ou d'arrêt de chimiothérapie peut provoquer une sidération psychique, une détresse morale et favoriser une demande de mort anticipée. Les demandes d'euthanasie sont finalement rares et souvent transitoires. Beaucoup émanent des familles et non des patients directement. D'autres correspondent à une période de détresse en rapport avec un symptôme plus difficile à tolérer et qui doit être traité. Les exemples sont nombreux de patients qui font une demande de ce type dans un moment de découragement ou de désespoir, puis reconnaissent a posteriori que si nous avions accédé à leur demande, ils n'auraient pu mener à bien certains projets personnels importants. Sur les risques d'une légalisation de l'euthanasie au nom de l'autonomie du patient, quelques soignants envisageraient une modification de la loi afin d'aider les malades à mettre fin à leurs jours de manière anticipée. Cependant, la plupart mettent en garde contre le risque prévisible de dérives. Quel message sera alors reçu par les plus fragiles, rendus «euthanasiables» : «Ai-je encore ma place dans la société ?», «Dois-je demander la mort pour soulager ma famille ?» Et quel traumatisme persistant chez les proches et les soignants suite à la réalisation d'un tel geste ? L'accroissement du pouvoir médical ne conduirait-il pas à une déshumanisation de la médecine qui ne saurait quoi faire de ce pouvoir de tuer ?

Ainsi la légalisation du pouvoir d'euthanasier fragiliserait le lien thérapeutique soignant-soigné, jusqu'à le rompre. Le patient oserait-il faire confiance aux soignants si ceux-ci sont à même de lui rappeler la possibilité d'en finir plus vite ? La loi «sur la fin de vie» existe, c'est la loi Leonetti : elle permet d'aller loin dans le respect de l'autonomie, dans l'accompagnement, le soulagement et parfois la sédation. Elle constitue un cadre fondamental et un garant de sérénité de tous. Elle nous est enviée par de nombreux pays européens. Elle est probablement insuffisamment connue des soignants, mais aussi des citoyens. Dans son rapport remis le 18 décembre au président de la République, le professeur Sicard a posé des conclusions qui correspondent le plus souvent à notre expérience de terrain : inégalité d'accès aux soins palliatifs, mauvaise connaissance de la loi actuelle, utopie à résoudre par une loi la grande complexité des situations de fin de vie. Le rapport souligne aussi le danger de dérives graves - vécues par d'autres pays - à autoriser l'euthanasie (avec cependant une ouverture sur une réflexion concernant le suicide assisté).

Dans cet esprit, nous, groupe de soignants de l'Institut Curie, défendons les valeurs d'une médecine à la fois compétente et humaniste. Pour nous, la prise en charge palliative centrée sur les attentes du patient - quelle que soit la vulnérabilité psychique ou physique que la maladie lui impose - est le meilleur garant du respect de sa dignité. Nous voulons, pour le malade en fin de vie, l'accès à des soins exigeants et de qualité. Nous pratiquons une médecine qui n'est pas toute puissante, qui connaît ses faiblesses et ses limites, et ne peut satisfaire toute demande. Nous voulons avant tout maintenir jusqu'au bout le lien de confiance.

(1) Sondage Ifop septembre 2012. (2) Sédation : perte de conscience, endormissement.

Isabelle Aerts, Séverine Alran, Francisco Arbonés-Heredia, Lucile Aubert, Pierre Bey, Jean-Christophe Biffaud, Carole Bouleuc, Franck Bourdeaut, Laurence Bozec, Alexis Burnod, Etienne Brain, Pauline Bruneton, Wulfran Cacheux, François Campana, Sylvie Carrié, Chafia Chassaing, Anne Chillès, Laure Copel, Jean Danis, Florence Deguerry, Anne de la Rochefordière, Flore Desgrées du Lou, Bénédicte d'Hendecourt, Véronique Diéras, Janine Dumont, Marie-Christine Escande, Marc Estève, Audrey Foisil, Philippe Goater, Geneviève Gridel, Sylvie Helfre, Claude Huriet, Sandrine Jourdain, Irène Kriegel, Céline Lahalle, Valérie Laurence, Florence Lerebours, Christophe Le Tourneau, Claire Llambrich, Alain Livartowski, Edith Loureiro, Anne Mask, Sandra Malak, Paul Meria, Laurent Mignot, Charlotte Ngô, Patricia Moisson, Daniel Orbach, Hélène Pacquement, Solene Padiglione, Sophie Piperno-Neumann, Vérène Praud, Céline Richard, José Rodriguez, Clothilde Roy, Martine Ruszniewski, Suzy Scholl, Brigitte Sigal, Nadine Stievenard, Pierre Teillac, Perrine Vourc'h.

Source : libération.fr

 


de Fabrice Remy, 05/03/2013

N'importe qui peut être euthanasié n'importe quand, contre son gré.

Au Royaume-Uni, les critères qui justifient une euthanasie par sédation semblent être les suivants :
1) être malade et/ou accidenté,
2) être hospitalisé dans un hôpital public participant au Liverpool Care Pathway.

Illustration : Robert Goold, 51 ans, a été euthanasié par sédation sans son accord, et sans aucune explication de la part de l'équipe médicale, après une chute dans les escaliers.

Chaque année, 57 000 britanniques sont euthanasiés par sédation dite "palliative" sans qu'on leur demande leur avis. Les hôpitaux qui pratiquent le plus d'euthanasies par sédation reçoivent, selon toute vraisemblance, des bonus financiers.

Source : lepeupledelapaix.forumactif.com

 

Belgique: euthanasie, explications de Mgr Léonard

Argumentation philosophique et débat public

Bruxelles, 8 mars 2013

Il est donc question d'étendre, sous certaines conditions, la dépénalisation de l'euthanasie aux personnes mineures et aux personnes démentes. Cette perspective nous consterne. Quand je dis « nous », il s'agit des évêques de Belgique. C'est donc bien en tant que Président de la Conférence épiscopale belge que je m'exprime ici. Et cependant il s'agira essentiellement d'une parole citoyenne. Nous n'argumenterons pas à partir des lumières de la foi chrétienne en ce domaine, mais uniquement d'un point de vue philosophique, à titre de participation au débat public.

Déjà en 2002, nous avions exprimé nos plus vives réserves quant à la dépénalisation de l'euthanasie, demandée librement par un patient en vue d'échapper ainsi à des souffrances jugées insupportables. D'abord parce que nous disposons aujourd'hui de soins palliatifs performants et qu'en cas de souffrance intense et rebelle, nous pouvons encore faire appel, en dernier recours, à la sédation dans la stricte mesure du nécessaire.

Ensuite et surtout, parce que le principal argument pour rendre acceptable cette dépénalisation était la liberté de l'individu à disposer de soi. Et l'on insistait : personne n'est obligé de demander l'euthanasie ; pourquoi donc la refuser à celui qui la réclame librement pour soi et pour soi seul ?

L'introduction de l'euthanasie, loin de limiter ses effets au seul individu qui la réclame, modifie dans toute une société le rapport fondamental à la vie et à la mort et mine la solidarité vitale de tous les citoyens avec les personnes souffrantes. Je m'en explique en abordant la question actuelle de l'extension de son application aux personnes mineures et aux personnes démentes.

De nouveau, on invoque en faveur de cette extension la liberté de l'individu. Mais n'est-ce pas un abus criant quand il s'agit de personnes mineures, quand bien même on évoquerait leur éventuel « discernement » ? Argumentation étrange quand on sait que les mineurs d'âge sont, en des domaines importants, jugés légalement incapables de certains actes, par exemple, d'acheter ou de vendre, de se marier, etc. Et voici que, tout d'un coup, ils seraient suffisamment mûrs aux yeux de la loi, pour se faire donner la mort, ce qui est la décision plus grave qui puisse être prise les concernant !

Semblablement, il est risqué de déléguer à d'autres, par un « testament de vie » à long terme, la faculté de décider à ma place quand je serai dément et de passer, par procuration, à mon euthanasie. Cette décision libre, mais à retardement, de confier à autrui la tâche de me faire mourir est-elle vraiment compatible avec un État de droit ?

Ici à nouveau, la décision prétendument purement individuelle que je prends risque de peser lourd sur autrui. Paradoxalement, le choix, soi-disant strictement personnel, que je pose va rapidement conditionner fortement la liberté d'autrui. Si cette pratique se répand et s'il suffit, pour la légitimer, que j'y consente par anticipation, elle se traduira vite par l'insinuation, d'autant plus sournoise qu'elle est inconsciente : « Ne devrais-tu pas en faire autant ? Cela arrangerait finalement tout le monde. Au lieu de peser inutilement sur autrui et sur la société, il « suffit » que tu donnes ton consentement à l'avance. C'est si simple... »

Cette survalorisation du consentement personnel renforcera encore l'individualisme et la solitude qui minent la solidarité de chacun avec tous et de tous avec chacun. Qu'on le veuille ou non, notre liberté personnelle ne vit que de multiples liens : à la nature, à notre corps, à la liberté d'autrui et, finalement, à tout homme, à toute femme, notre semblable. Plutôt que de résoudre la question du « bien mourir » en laissant chacun organiser, pour son propre compte, par le truchement de quelques personnes, sa « sortie de scène », n'est-il pas plus humain d'être tous solidaires de l'épreuve de chacun, de chacune, en posant sur eux un regard qui confirme leur dignité et en cherchant activement à soulager la souffrance qui les accable ?
Enfin, il a suffi de 11 ans pour envisager une extension de l'euthanasie initialement non prévue, voire écartée. Combien de temps faudra-t-il pour envisager d'autres élargissements ? Car, s'il « suffit » de donner son consentement, si ce geste, en se multipliant, se banalise, il ne manquera sans doute pas d'« esprits larges » qui, dans quelques années, jugeront qu'on peut, dans nombre de cas, « présumer » légitimement ce consentement chez le mineur qui l'eût donné, si son discernement avait été un peu plus mûr, ou chez la personne démente qui l'eût confirmé si on le lui avait proposé en temps opportun.

En adoptant cette position, nous, évêques de Belgique, ne faisons pas le choix de la souffrance qui, comme telle, est destructrice. L'Église catholique est d'ailleurs à l'origine de la plupart des soins de santé en nos pays. Nous ne nions pas non plus l'existence de la liberté individuelle. Mais nous proposons positivement l'option pour des soins palliatifs toujours plus performants et éloignés de tout acharnement thérapeutique. Et nous soutenons, tout aussi positivement, le primat de la liberté « solidaire » sur la liberté prétendument « solitaire », mais, finalement, si contraignante pour autrui.

Mgr A.-J. LÉONARD,
Archevêque de Malines-Bruxelles

Source : Zenit

 

 

Québec Hebdo, V. Demer, 09/03/2013 (extrait)

«Un pas de plus vers une mobilisation plus grande» - Dr Bergeron

(...) «Ce n'est qu'un début. Il y aura d'autres mouvements. Il y aura bientôt une grande marche qui se fera à Québec, où les Québécois de toutes les régions seront interpellés, mais la date reste à confirmer», a exprimé le Dr Bergeron, organisateur de la manifestation.

Le médecin de Québec veut inciter les citoyens à s'apercevoir que l'euthanasie «est dangereuse et inutile». «Bien sûr, on veut que tous les Québécois qui souffrent soient soulagés et bien traités en soins palliatifs, mais l'euthanasie n'est pas une solution. (...) Nous avons bon espoir que le gouvernement revienne sur sa décision», a ajouté le Dr Bergeron.

Porte ouverte vers le droit au suicide

Parmi les manifestants, plusieurs d'entre eux ont évoqué des valeurs personnelles venant en contradiction avec l'euthanasie. Louise-Hélène Boileau, de Sainte-Foy, croit en la dignité de la vie. «Ce n'est pas en donnant une injection létale qu'on peut mourir dignement. Beaucoup de personnes acceptent l'euthanasie, parce qu'ils se sentent une charge pour leur entourage. Ça peut faire toute la différence si la personne est bien entourée et a une bonne famille», a-t-elle souligné.

De son côté, Michel Girard, de Saint-Émile, indique que l'euthanasie n'est pas un principe divin. «Ça ouvre la porte vers un dérapage. À un moment donné, deux portes battantes vont s'ouvrir et ça va devenir le droit au suicide», croit-il.

Sylvain Lamontagne a renchéri sur les propos de M. Girard, en évoquant le suicide de son frère, en 1996. «À la prévention du suicide, on dit aux gens que la vie est précieuse, qu'il faut se battre. Le gouvernement lance un message contraire, c'est-à-dire qu'on aide à mourir ceux qui sont en fin de vie et qui le veulent. C'est insensé. On n'a qu'à penser à la Belgique, où toutes les balises tombent», a témoigné le père de famille de Valcourt, en Estrie.

«Ce sera nocif pour la population vieillissante du Québec» - Clément Vermet, manifestant.

Source : Québec Hebdo

 

 

QUÉBEC, le 7 mars 2013 /CNW Telbec/ - Le gouvernement du Québec s'apprête à légaliser l'euthanasie sous forme « d'aide médicale à mourir » dans tous les établissements de santé d'ici la fin juin 2013 pour les malades qui ont des douleurs physiques ou psychologiques incontrôlables.

La législation proposée contourne le Code Criminel Canadien qui garantit la sécurité de tous les Québécois et de tous les Canadiens qui sont entièrement protégés contre l'homicide, le suicide assisté et l'euthanasie.

Selon le Dr Marc Bergeron, porte-parole du Regroupement : « Comme citoyens du Québec, l'euthanasie menace directement notre sécurité physique et celle de nos familles. De plus, les malades les plus vulnérables de notre société ne sont nullement protégés par cette future loi qui prétend encadrer strictement l'euthanasie. »

Nous exigeons immédiatement des soins palliatifs de qualité, gratuits et disponibles à tous les Québécois qui présentent une grande souffrance à cause de leur maladie. D'ailleurs c'est la principale recommandation de la Commission parlementaire spéciale « Mourir dans la dignité ».

Les malades qui souffrent de façon indue ne doivent pas être privés de soins appropriés, donnés par des personnes compétentes et empathiques. « L'euthanasie n'est pas un soin reconnu par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ni un droit reconnu par la Charte des Droits et Libertés du Québec et du Canada », de dire le Dr Marc Bergeron, porte-parole du Regroupement.

Il y aura une manifestation publique contre l'euthanasie, samedi le 9 mars prochain, en face du Parlement de Québec et de la fontaine de Tourny, de 13 heures à 16 heures. Toute la population du Québec est invitée à ce rassemblement.

Source (à l'intention des journalistes seulement) :
Dr Marc Bergeron, porte parole
Regroupement des Québécois s'opposant à l'euthanasie
Daniel Arseneault : téléphone : 418- 845-8966

Source : CNW

 


NON a l'euthanasie

cf la Libre Belgique, An. H., 07/03/2013

Les évêques, déjà contre la loi de 2002, s'y opposent encore et a fortiori pour les mineurs et pour les déments.

Faut-il étendre, sous certaines conditions, la dépénalisation de l'euthanasie aux mineurs et aux personnes démentes ? Le débat bat son plein au Sénat (lire ci-dessous). "Cette perspective nous consterne", indique Mgr André-Joseph Léonard, au nom des évêques de Belgique. En 2002 déjà, au moment de l'élaboration de la loi, la conférence épiscopale avait exprimé ses plus vives réserves quant à l'idée de dépénaliser l'euthanasie.

Les évêques continuent à contester le principal argument, "fondamentalement ambigu" à leurs yeux, invoqué pour rendre acceptable la dépénalisation : la liberté de l'individu à disposer de soi. Loin de limiter ses effets au seul individu qui la réclame, l'euthanasie modifie le rapport fondamental à la vie et à la mort et mine la solidarité vitale de tous les citoyens avec les personnes souffrantes, estiment les évêques. "Elle a aussi de grandes conséquences sur la profession médicale et paramédicale : il ne s'agit plus seulement de l'art de soigner et de guérir, mais aussi de l'art de faire mourir", ajoute Mgr Léonard.

Cette même liberté individuelle est avancée pour l'éventuelle extension de la loi aux mineurs qui seraient capables de "discernement". "Jugés légalement incapables de certains actes, comme acheter ou vendre, se marier, voici qu'ils seraient tout d'un coup mûrs, aux yeux de la loi, pour se faire donner la mort, ce qui est la décision la plus grave qui puisse être prise les concernant !"

S'agissant des personnes démentes, qui pourraient faire une demande au préalable, via une déclaration anticipée d'euthanasie rédigée au moment où elles ont encore toute leur tête, le consentement au centre du dispositif légal de 2002 devient une notion bien fragile et peu consistante, relèvent les évêques. Qui s'interrogent : un écrit demandant l'euthanasie en cas de perte de ses facultés mentales ne risque-t-il pas de devenir si banal qu'un jour, on se demandera si un tel document est encore nécessaire ? La réalité de la démence n'appellera-t-elle pas, de soi, l'euthanasie par "compassion" ?

Il a suffi de 11 ans pour évoquer une extension de la loi de 2002, ajoute Mgr Léonard. Combien de temps faudra-t-il pour envisager d'autres élargissements ? "S'il suffit de donner son consentement; si ce geste, en se multipliant, se banalise, il ne manquera sans doute pas d'"esprits larges" qui, dans quelques années, jugeront qu'on peut dans nombre de cas "présumer" légitimement ce consentement chez le mineur ou chez la personne démente", avance l'archevêque de Malines-Bruxelles. "J'espère ne pas être prophète".

Les évêques appellent donc le législateur à rompre avec une logique qui "euthanasie le lien social lui-même" et à renforcer le cadre des soins palliatifs pour mieux prendre en charge les grands malades, mineurs ou déments.

Source : La Libre Belgique

 

 

 

 

( extrait d'un article du docteur Englert)

La sédation terminale a, par sa finalité, la même signification, les mêmes indications éthiques et juridiques que l'euthanasie.

Dans la sédation terminale, la décision vient des médecins !

tout support de vie (alimentation, hydratation, oxygénation... rein.. artificiels) est arrêté.

L'agonie peut se prolonger pendant plusieurs jours et même une à deux semaines (par expérience, même 6 semaines...)

Dans la sédation terminale, un doute persiste sur la réalité de la suppression de la souffrance.

La cause de la mort est imprécise, liée soit aux troubles métaboliques,soit à une complication infectieuse, soit à l'évolution et aux complications de la maladie,soit à une combinaison de ces facteurs.(...)

Priver un patient pendant des jours ou de semaines de ce qui fait l'essentiel de sa personnalité et le maintenir coupé du monde extérieur, ni vivant ni mort, en attendant le décès nous paraît injustifiable comme réponse à une demande de mourir:

une telle prolongation de l'agonie peut constituer pour les proches une épreuve extrêmement traumatisante, voire cruelle, d'autant plus que des complications dramatiques de tous ordres peuvent survenir sous leurs yeux (hémorragies, convulsions,etc).

Source : jacqueline.salenson.over-blog.com

 

 

Belgique : légaliser l'euthanasie des mineurs parce qu'elle se pratique déjà, "tout le monde le sait"

(leblogdejeannesmits) La Belgique a commence aujourd'hui à examiner la proposition d'élargir l'euthanasie aux mineurs. La commission réunie des affaires sociales et de la justice du Sénat a entame aujourd'hui sa première audition en se posant la question, non du principe, mais de l'opportunité de mettre en place une limite d'âge légale. Certains proposent de retenir une définition plus floue : autoriser l'euthanasie sur un mineur dès lors qu'il apparaîtra comme ayant une capacité de jugement suffisante.Les experts entendus – pédiatres, médecins ayant pratiqué l'euthanasie – ont insisté sur le fait que la capacité de jugement et de libre expression de celui-ci est difficile à déterminer chez le mineur, qui peut faire son choix en opposition à ses parents ou au contraire par loyauté à leur égard.

Seul un des intervenants, le Pr Chris Van Geet, de l'université catholique de Louvain, a soutenu que l'élargissement de la loi ne s'imposait pas... En expliquant qu'aucune euthanasie sur mineur n'a été enrgistrée aux Pays-Bas depuis quatre ans.

Mais la responsable de l'unité de soins intensifs de l'hôpital pédiatrique Reine-Fabiola a dit que – « Nous le savons tous... – loi ou pas, l'euthanasie sur les mineurs est déjà pratiquée dans les faits.

C'est pour cela qu'ils veulent une loi ; pour se couvrir...

La Belgique veut « moderniser » sa loi d'euthanasie : la question de l'euthanasie des mineurs étant la première d'une série d'autres mises à jour qui rendent bien visible le jeu des petits pas du lobby de la mort.

Ce faisant le pays se tourne vers les Pays-Bas qui à bien des égards sont déjà allés plus loin. Et certains proposent d'adopter leurs critères : ainsi le commissaire au droit des enfants de Flandre verrait bien un système ou le mineur choisit librement et seul s'il a plus de 16 ans, mais doit obtenir l'accord de ses parents s'il a entre 12 et 16 ans.

Personne ne semble poser la question de la licéité de l'euthanasie elle-même. Pas même les chrétiens-démocrates...

Parmi les autres innovations à l'étude : l'euthanasie des déments, l'abandon de la règle du renouvellement, tous les cinq ans, du testament de vie que le lobby de l'euthanasie voudrait voir acquérir valeur permanente. Une audition sur les quatre qui précéderont la discussion de la loi portera sur le fait de savoir si la sédation palliative (ou terminale) doit être régie par la loi sur l'euthanasie, alors qu'en Belgique plusieurs scandales ont éclaté à propos de l'utilisation de ce protocole contre la volonté de malades ou de leurs proches. Plusieurs propositions de loi supplémentaires ont été déposées, notamment pour autoriser l'euthanasie des prématurés de 24 à 26 semaines ou des nouveau-nés « n'ayant aucune chance de survie » à la naissance.

Source : leblogdejeannesmits.fr

 

 

Communiqué de presse du 26 février 2013

Ne pas confondre « fin de vie » et « arrêt de vie »

Denys PELLERIN et Jean-Roger LE GALL

L'Académie nationale de médecine a pris connaissance du texte adopté par le Conseil national de l'ordre des médecins le 9 février 2013, intitulé "Fin de vie, «Assistance à mourir»", rendu public le 14 février (1). L'Académie est préoccupée d'y observer un glissement sémantique qui crée une confusion regrettable sur un sujet aussi sensible que celui de «la fin de vie».

Ce texte, en écho à la conclusion du rapport du Pr D. Sicard, fait état du recours à une sédation « terminale ». Le but de la sédation n'est plus seulement, comme le recommandait la loi Leonetti, de soulager et d'accompagner le patient, parvenu au terme de sa vie, plaçant le médecin dans son rôle d'accompagnement, conforme à l'humanisme médical, quand bien même cette sédation « puissante » précipiterait sa fin.
Dès lors que l'on parle de sédation « terminale », le but n'est plus de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. D'ailleurs, le pas a été vite franchi par les médias, puisque les journaux ont parlé aussitôt de « l'aide à mourir" (Le Monde, le 14 février 2013) et du "virage des médecins" (La Croix, 15 février 2013), autrement dit un pas vers l'euthanasie.
L'Académie se doit de rappeler solennellement sa position, réitérée dans le document qu'elle avait tenu à remettre au Pr Sicard le 20 novembre 2012, avant la publication de sa « Réflexion publique des citoyens sur l'accompagnement des personnes en fin de vie » (2).
Dans son document, elle avait tenu à distinguer clairement « fin de vie » et « arrêt de vie » et à souligner que le terme « fin de vie » lui-même, recouvre des situations bien distinctes. La Loi Léonetti, et les textes réglementaires qui l'accompagnent permettent aujourd'hui aux médecins de répondre aux situations difficiles de fin de vie, - en dépit de leur complexité -.
L'arrêt de vie (aide à mourir en réponse à une demande volontaire à mourir, alors que la vie en elle-même n'est ni irrémédiablement parvenue à son terme, ni immédiatement menacée), ne peut être assimilé à un acte médical.
Au-delà de l'aspect sémantique, l'Académie de médecine invite à la rigueur dans l'emploi des mots et des formules, tout écart en ce domaine étant susceptible d'interprétations tendancieuses, au risque de dénaturer les termes d'une loi toujours en vigueur et qu'elle entend défendre. Elle tient à souligner les points suivants :
1/ la Loi Léonetti prévoit les dispositions permettant d'empêcher la souffrance du patient en fin de vie ;
2/ une sédation importante peut certes accélérer la fin de vie, mais la « sédation terminale » ne lui paraît pas un terme approprié, car il sous-entend que le but recherché n'est pas le soulagement des douleurs mais la mort du malade ;
3/ l'aide à mourir (autrement dit l'euthanasie) est contraire à la vocation du médecin et au serment d'Hippocrate.

Références
1- Conseil national de l'ordre des médecins. Fin de vie. In : http://www.conseil-national.medecin.fr/article/fin-de-vie-1303
2- D. Pellerin. Position de l'Académie nationale de médecine sur la fin de vie. Contribution à la réflexion publique des citoyens sur l'accompagnement des personnes en fin de vie (Mission Sicard). In : http://www.academie-medecine.fr/detailPublication.cfm?idRub=26&idLigne=2399

Source : Académie Nationale de Médecine

 

 

La Provence, 25 février 2013

Depuis 20 ans, l'association oeuvre auprès des mourants et de leurs familles

À l'heure où l'allongement de la vie crée de nombreuses dépendances, il en est une que l'on oublie quelquefois. Celle qui consiste à accompagner jusqu'au bout du chemin les malades en fin de vie. Afin d'informer le grand public sur les différentes formes de ce soutien, des réunions animées par Annie Pegolotti rassemblant à chaque fois une cinquantaine de personnes, se tiennent régulièrement au centre Desmichels sous l'égide de l'association "Jalmav".

"Dans le cadre des campagnes nationales, nous souhaitons informer les malades et leurs familles de leurs droits en ce qui concerne le moment difficile de la fin de vie. L'objectif de notre association et de faire évoluer le regard que la société pose sur la maladie grave, le grand âge, le décès", explique Mme Pegolotti.

Outil essentiel aux mains des professionnels de santé

Depuis 1993, à Digne, des femmes et des hommes se sont engagés au sein de cette association Jalmav, acronyme signifiant : "Jusqu'A La Mort, Accompagner la Vie". Ils sont ainsi une cinquantaine d'adhérents dont une douzaine de bénévoles ayant bénéficié d'une formation en psychothérapie, à oeuvrer en accord avec leurs familles et les services médico-sociaux concernés, afin d'aider et de soutenir au plus près les malades dans le délicat passage de vie à trépas, vers ce monde que l'ont dit meilleur.

Un récent rapport du Pr Sicard, remis au chef de l'État, en arrive à la conclusion que la Loi Léonetti de 2005 répond à la majorité des situations rencontrés, mais qu'elle est peu connue et donc souvent mal appliquée. Quelques modifications s'imposent souvent sur des points de détails pour que ladite loi devienne un outil essentiel aux mains des professionnels de santé.

Dans la tranquillité et la dignité

"Notre mouvement défend les valeurs humaines de solidarité, basées sur une expérience de terrain de trente années. Nous sommes témoins depuis des années de la difficulté pour certains de terminer leur vie dans la tranquillité, la sérénité parfois même dans la dignité qui conviendrait : douleurs physiques et morales, solitude des personnes âgées."

"Notre action est une alternative à l'euthanasie comme à l'acharnement thérapeutique, ou au suicide assisté... Donner la mort n'est pas un geste de soin, l'accompagner est un acte d'humanité", souligne avec conviction Annie Pelogotti.

En 2012, l'association a effectué 300 visites et accompagné 65 personnes. Dans son travail de terrain l'association Jalmav n'est pas toute seule, l'équipe territoriale de soins de confort et de soins palliatifs 04 est également là avec ses médecins et ses auxiliaires de santé.

Pour tous contacts : www.jalmav.org

Source : laprovence.com

 

 

Euthanasie: "Le Conseil de l'Ordre ouvre à nouveau la confusion"

Propos recueillis par Vincent Olivier, publié le 14/02/2013 (extraits)

Pour la première fois, le Conseil de l'Ordre envisage "une sédation adaptée, profonde et terminale" pour certains patients.

Informé par L'Express de la position de l'Ordre des Médecins sur la question de l'euthanasie rendue publique le 14 février, le Pr Denys Pellerin s'avoue "surpris" par cette évolution. Président honoraire de l'Académie de médecine, le Pr Pellerin avait été le rapporteur pour l'Académie d'une "contribution" rédigée en décembre dernier à la mission Sicard. Dans cette contribution, il récusait très clairement l'idée même d'euthanasie.

Dans son dernier avis, le Conseil de l'Ordre invoque un "devoir d'humanité". Partagez-vous cette préoccupation ?

Bien entendu! Notre contribution rédigée en décembre dernier dénonçait déjà l'idée d' "obstination de soins". Pour autant, la loi Léonetti votée par le Parlement en 2005 se suffit largement à elle-même, car elle prévoit clairement que, dans une situation de fin de vie, le médecin ne doit pas faire preuve d'un "acharnement déraisonnable".(...)

Quels sont, alors, vos points de désaccord avec le Conseil de l'Ordre?

Ils tiennent essentiellement au fait que, dans une même phrase, le Conseil met sur le même plan des "agonies prolongées" et "des douleurs psychologiques incontrôlables".

Or, les premières correspondent à une situation de fin de vie où la mort est déjà proche et dans laquelle il n'existe pas de traitement susceptible de guérir le patient. Et c'est justement le rôle d'un médecin que d'accompagner son maladie jusqu'au bout.

En revanche, les douleurs psychologiques évoquées renvoient à la notion d'"arrêt de vie", ce qui n'est pas du tout la même chose. C'est la porte ouverte au suicide médicalement assisté. Et il n'entre pas dans la mission du médecin de provoquer délibérément la mort.

Au fond c'est une querelle de mots...

Sur cette question, les mots sont essentiels. L'enjeu n'est pas purement sémantique, il est à la fois déontologique et juridique. Voilà pourquoi je suis gêné à la lecture de ce document de l'Ordre(...). La loi Léonetti définissait un cadre général, elle prévoyait la possibilité de laisser des "directives anticipées", pas toujours connues certes, mais prévues. Et le Conseil de l'Ordre ouvre à nouveau la confusion.

Le Conseil de l'Ordre ne parle pourtant que de "situations exceptionnelles"

Mais justement! Qui va définir le côté "exceptionnel"? Va-t-on devoir établir une liste exhaustive? Et qui va s'en charger? Le législateur, l'Ordre, le Comité national d'éthique, la "formation collégiale" mentionnée par le Conseil? Ces interrogations sans réponse me laissent très inquiet.

Source : L'Express

 

 

Des médecins se mobilisent contre l'euthanasie

Un nombre grandissant de médecins s'opposent à l'idée de provoquer la mort de leurs patients

MONTRÉAL, le 19 févr. 2013 /CNW Telbec/ - C'est dans le cadre historique du Musée des Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal que le Collectif de médecins du Refus médical de l'euthanasie a lancé aujourd'hui un appel à leurs collègues et à la population pour les sensibiliser clairement aux dangers de l'euthanasie et à la fragilité du consensus entourant le futur projet de loi québécoise créant le geste de « l'aide médicale à mourir ». Leur offensive passe par la publication de leur manifeste dans les médias (La Presse, Le Soleil) ainsi que sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter avec le mot-clic #tuernestpasunsoin).

Selon le Dr Patrick Vinay, chef d'une unité de soins palliatifs et porte-parole du Collectif, « l'euthanasie par injection létale n'est pas un soin, mais la fin définitive de tous les soins. Les malades ne devraient jamais être obligés de renoncer à leur droit d'être soignés. » Les Drs Catherine Ferrier et Marc Beauchamp ont aussi pris la parole, rejettant « un processus où les médecins perdraient tout jugement professionnel et deviendraient légalement tenus de tuer leurs patients sur demande et non de les soulager de leur mieux. » Le Collectif tient à ce que les hôpitaux demeurent des lieux entièrement sécuritaires, où personne ne puisse craindre qu'un proche soit supprimé. Les enjeux de ce projet de loi sont mal compris, mal définis et véhiculent une perte importante de droits tant pour les malades que pour les soignants.

Le Collectif de médecins invite leurs collègues à signer le manifeste et la population à l'appuyer en visitant le site internet www.soignertoujours.com.

Le Collectif de médecins du Refus médical de l'euthanasie regroupe à ce jour 317 membres (dont 238 du Québec) qui considèrent que toute loi permettant aux médecins de mettre fin à la vie de leurs patients intentionnellement est contraire aux buts de la médecine et à l'intérêt des patients. Une telle législation met en péril des patients, surtout les personnes faibles, démunies ou qui ne peuvent pas élever la voix pour se défendre.

SOURCE : Collectif de médecins du refus médical de l'euthanasie
Renseignements :

Disponibles sur le site Web www.refusmedical.blogspot.ca: le message du Collectif publié dans les quotidiens du jour, ainsi que sur Facebook, ainsi que la conférence de presse dans son intégralité (dès 13h).

Pour informations supplémentaires ou pour une organiser une entrevue avec un porte-parole du Collectif, veuillez contacter :

Elaine Mayrand / Joanie Doucet
Massy Forget Langlois relations publiques
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
514 718-2124 / 514 297-2771

Source : Canada Newswire

 

 

La justice du Texas vient de donner raison à une adolescente de 16 ans, enceinte de dix semaines, qui accuse son père et sa mère de tenter de la forcer à avorter et qui avait, via le Texas Center for Defense of Life, déposé une plainte à leur encontre une semaine auparavant. Menaces verbales, physiques, harcèlement... Tout était bon pour pousser la jeune femme à se débarrasser de l'enfant. Par exemple, le père lui avait retiré son téléphone portable ainsi que sa voiture. Il l'empêchait aussi de se rendre au lycée et la forçait à avoir deux emplois. Sa mère, elle, lui avait demandé de prendre la pilule abortive. Une entrave au droit (constitutionnel) de mener sa grossesse jusqu'à son terme, selon le Texas Center for Defense of Life.

L'injonction rendue mardi par la Family court du Texas contraint les parents à rendre sa voiture à la jeune fille pour se rendre à l'école, au travail et chez le médecin. Ils devront également prendre en charge la moitié des frais de l'accouchement si elle n'épouse pas le père de l'enfant d'ici-là. Ce n'est pas la première fois que le Texas Center for Defense of Life vient en aide avec succès à des jeunes femmes que leurs parents cherchent par tous les moyens à faire avorter.

Source : Nouvelles de France

 

 

Interview de Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes,chargé des questions de bioéthique au sein de la conférence des évêques de France, pour l'Agence de Presse de la conférence épiscopale italienne (SIR). Cet interview fait suite à la communication du Conseil National de l'Ordre des Médecins sur la fin de vie. Propos recueillis par Maria Chiara Biagioni.

Comment définir les « situations exceptionnelles » ? L'ordre parle de : « certaines agonies prolongées, ou pour des douleurs psychologiques et/ou physiques qui restent incontrôlables ». Comment définir "incontrôlables" ?

C'est aux médecins de répondre à ces questions. L'Ordre des Médecins nous dit que ces situations sont « rares ». Mais d'une certaine manière, chaque fin de vie est une histoire unique, qui ne peut se répéter et donc exceptionnelle. Parfois, il est vrai que des circonstances qui entourent ces fins de vie peuvent être très déconcertantes, la douleur restant « incontrôlable ». Elles font alors appel à un surcroît de réflexion, de discernement, d'attention. Pour le corps médical, c'est l'occasion d'un sursaut plus grand d'humanité pour trouver les moyens afin que le patient ne souffre pas. Ce peut être un puissant analgésique, ou même l'anesthésie générale, qui, réduisant considérablement les possibilités de réaction de l'organisme, accélère le moment de la mort en raison de la maladie. Peut-être que cette situation de souffrance « incontrôlable » arrive-t-elle parce qu'on a trop duré dans la médecine curative - qui n'est jamais tout à fait exempte d'un devoir de réussite - et qu'on est passé trop tardivement à la médecine palliative. Il est important de penser au soin palliatif dès qu'une personne est soignée. L'accompagnement est alors beaucoup plus fin et plus juste, car la personne est prise en charge aussi bien dans le soin que dans le prendre soin, dans toutes ses dimensions, physique, psychologique, relationnelle, affective, spirituelle, de telle sorte qu'elle ne souffre pas et qu'il n'y ait pas d'acte curatif déraisonnable.

Qu'est-ce qu'on doit entendre par « sédation terminale » ? Et ou se situe la frontière entre l'aide médicale au malade terminal et l'euthanasie ? La position publique de l'ordre peut-elle ouvrir à une dérive "d'euthanasie"?

Oui, je le crains. Le texte de l'Ordre des Médecins contient la même ambiguïté que le rapport du Professeur Sicard. Il est plus juste de parler de sédation en phase terminale. La grande question est celle de l'intention. La dignité de la personne humaine s'exprime en partie dans sa capacité de discernement et donc d'intention. L'intention de faire venir la mort est toujours coupable. Au fond de la conscience humaine - et c'est sa dignité -, il y a toujours cette parole fondatrice de liberté et de solidarité : "Tu ne tueras pas." Il est vrai que la conscience a besoin d'intériorité et de formation pour pouvoir se faire entendre. Elle formule alors une obligation intérieure qui se traduit par des actes concrêts et libres. L'intention de ne pas tuer s'exprime positivement dans l'intention d'accompagner et de soulager la souffrance. Pour cela, une sédation est légitime en phase terminale. Si la souffrance est "incontrôlable", pour reprendre le terme employé, alors la science doit continuer ses recherches pour trouver l'analgésique et la manière de l'administrer qui permette de l'apaiser. Certes, cela peut provoquer la venue très rapide de la mort, mais sa cause n'est pas l'acte médical mais la maladie.

L'Ordre parle de « devoir d'humanité ». Si l'Eglise dit non à l'euthanasie, ça veut dire qu'elle est inhumaine ?

Je me réjouis que l'Ordre parle du "devoir d'humanité". C'est un devoir qui jaillit d'une conscience humaine. Le concile Vatican II a cette très belle affirmation : "C'est d'une manière admirable que se dévoile au fond de la conscience l'amour pour le prochain." Il s'agit donc d'un devoir intérieur qui devient une obligation collective. Le corps médical ou soignant a la belle mission d'écouter ce devoir et de le mettre pratiquement en oeuvre. Ce n'est jamais facile. Il y faut parfois beaucoup de travail de discernement, et d'esprit de solidarité. Les médecins sont appelés à être lucides sur la condition humaine qu'ils partagent, c'est-à-dire sur leur propre rapport à la mort, à leur mort. Alors le devoir d'humanité est un devoir de compassion, c'est-à-dire d'un accompagnement de la personne qui souffre, dans le respect de cette dignité, identique chez le malade et chez le médecin. En disant non à l'euthanasie, l'Eglise n'ignore pas les difficultés de conscience du corps médical - qui sont parfois une croix -, mais elle affirme ainsi la capacité d'humanité des soignants. Celle-ci est plus grande que ce qu'ils imaginent. Ce "non" manifeste la ligne en-dessous de laquelle nous n'agissons pas conformément à notre dignité. Il est une aide bienveillante pour les médecins. Il exprime un grand respect de leur dignité et de celle de la personne en fin de vie. Il est un grand "oui" à la vie.

L'Ordre affirme : « Ne pas donner délibérément la mort mais s'interdire toute obstination déraisonnable ». Qu'en pensez-vous ? Quel rôle doivent jouer le médecin, la famille, l'Etat?

Il est juste de refuser toute obstination déraisonnable. Cela n'est pas toujours facile à discerner. Le dialogue entre le corps médical et la famille, ainsi que la personne de confiance, est fondamental. Le pacte de confiance réciproque entre le patient et le médecin repose sur une commune dignité, sur une conscience commune de la douce obligation intérieure : "Tu ne tueras pas", qui se dit aussi : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même." La famille doit participer à ce pacte de confiance. Il est essentiel que l'Etat donne les moyens de faire connaître à tous la loi Leonetti et de l'appliquer pour tous. Ses lois doivent être justes. Elles le seront si, respectant la dignité de la conscience humaine, elles interdisent de faire venir la mort. L'Etat doit proférer un grand oui à la vie pour susciter une société de confiance.

Source : Agence de Presse de la conférence épiscopale italienne (SIR)

 

 

Mardi 19 février 2013

Des médecins s'opposent à une législation pro-euthanasie

Article de Pierre Saint-Arnaud

Le Collectif fait valoir que le fait de poser un geste qui cause la mort est ni plus ni moins qu'un homicide.

TUER N'EST PAS UN SOIN.

Le «Collectif de médecins du refus médical de l'euthanasie» estime qu'il s'agirait là d'une négation de leur vocation première, qui est de venir en aide aux patients.

Le Collectif (...) fait valoir que le fait de poser un geste qui cause la mort, (...) est ni plus ni moins qu'un homicide.

Les porte-parole du groupe soulignent qu'il y a une marge entre poser un tel geste et le fait de ne pas poursuivre un traitement à un patient qui le refuse. Ils estiment qu'une personne peut, en raison de grandes souffrances ou d'absence d'espoir de guérison ou d'amélioration de sa condition, refuser un traitement et recevoir des soins palliatifs qui rendront sa fin de vie plus confortable sans avoir à lui enlever la vie.

En ce sens, ils dénoncent la pauvreté des soins palliatifs disponibles dans le réseau de la santé.

Sur le plan légal, ils font valoir que même si un médecin refuse de poser un tel geste, il pourrait être obligé de recommander le patient à quelqu'un qui accepterait de le faire, se rendant ainsi complice de la démarche.

Source : lapresse.ca

 

 

Grosse promotion de l'euthanasie des déments à la télévision

Du blog de Jeanne Smits :

La chaîne de télévision néerlandaise VARA, « social-démocrate » et « progressive », vient de diffuser un documentaire sur l'euthanasie des déments, véritable outil de propagande pour la reconnaissance des testaments de vie et pour le droit de chacun de choisir la sortie si certaines conditions sont réunies : ne pas reconnaître ses enfants, par exemple, ou encore devoir être placé dans une maison de soins en raison de l'avancement d'une maladie dégénérative...

L'émission « Zembla », intitulée « Docteur, j'ai le droit de mourir ? » s'appuie notamment sur un sondage auprès de 10.000 membres d'une des plus importantes organisations de « séniors » aux Pays-Bas, ANBO : 76 % d'entre eux, assure-t-on au cours de l'émission (mais je n'ai pas trouvé ce résultats de l'enquête) désirent être euthanasiés s'ils deviennent déments.

Si c'est exact, s'agit-il du résultat d'une longue campagne sur le terrain de la NVVE (association néerlandaise pour une fin de vie volontaire) ? Quoi qu'il en soit, l'émission Zembla cherche à mettre en évidence ce que la vie dans un état de démence a d'insupportable, en montrant qu'aux Pays-Bas, les médecins refusent dans leur immense majorité d'euthanasier une personne qui n'est pas en mesure d'exprimer librement et consciemment sa propre volonté. Et ce même si elle a pris la précaution de l'exprimer dans le cadre d'un testament de vie détaillant les conditions nécessaires pour qu'on puisse procéder à sa mise à mort alors qu'elle ne pourrait plus la demander librement et personnellement.

Incroyable réquisitoire contre ces médecins qui n'en font qu'à leur tête, le programme, diffusé mercredi dernier, donne la parole aux proches de personnes démentes qui ne savent pas comment vivre avec les souffrances de ceux qu'ils aiment et qui s'indignent : les malades sont incontinents, n'ont aucune qualité de vie, ne voient pas leur désir pourtant clairement exprimé honoré au moment où ils sont enfermés dans des institutions. C'est au fond la souffrance des proches qui est exploitée pour justifier la pression. Vers la 35e minute de l'émission on voit ainsi l'épouse d'un malade qui se porte bien, mais qui se perd lorsqu'il sort, essayer de le convaincre qu'il est malade alors qu'il affirme qu'il va très bien. L'épouse brandit ses testaments de vie réclamant l'euthanasie ; lui explique qu'il ne veut en aucun cas mourir. Elle raconte comment elle appelle le médecin dès qu'il exprime de nouveau un désir de mourir... Pour le voir répondre, dès que le médecin accourt et lui demande comment il va : « Formidablement bien ! »

Il ne semble pas qu'en fait cette épouse désire faire éliminer un mari devenu encombrant : elle n'a aucune envie d'aller contre sa volonté. Mais on sent le désarroi d'une personne organisée face à une situation qui était pourtant bien ficelée par le testament de vie...

Ce que cherche à prouver l'émission, c'est qu'il est important soit de se laisser éliminer avant d'être tellement à l'ouest que toute décision lucide devient impossible, soit de faire pression pour la reconnaissance du testament de vie pour le moment où aucune décision lucide n'est plus possible. En l'état actuel de la pratique néerlandaise, l'euthanasie pour les personnes en voie de devenir démentes est acceptée par les commissions de surveillance et de contrôle qui donnent leur avis a posteriori. D'où les déclarations répétées d'un médecin de maison de soins, Bert Keijzer, qui recommande aux gens de se dépêcher de se faire euthanasier pendant qu'elles ne sont pas encore trop démentes, de manière à ce que le médecin puisse en toute conscience s'assurer de bien faire ce qu'elles veulent à ce moment-là : « Si vous ne voulez pas devenir dément, il faut, préventivement, alors que vous êtes encore en assez bon état, mettre fin à votre vie, explique-t-il. Après ? Trop tard : il ne se sent pas d'euthanasier une personne démente dont la personnalité a changé et dont l'avis ne correspond peut-être plus à ce désir exprimé à ce testament de vie rédigé naguère.

Il exprime ainsi à sa manière – choquante, même aux Pays-Bas – le point de vue exprimé par l'équivalent de l'Ordre des médecins, le KNMG, dont les directives par rapport à l'euthanasie sont claires : on ne l'administre pas si la personne n'est pas consciente de ce qui se passe, et on la met assez à l'aise pour qu'elle puisse refuser le cocktail ou la piqûre lytique jusqu'au dernier instant.

Voilà déjà plusieurs années que la NVVE milite pour une autre interprétation de la loi, forte d'un cas d'euthanasie déjà ouvertement pratiqué sur une personne carrément démente et qui a été approuvée par la commission d'évaluation.

Le documentaire donne la parole à Els Borst, ancien ministre de la Santé qui avait porté victorieusement le projet de légalisation de l'euthanasie et qui explique aujourd'hui que l'intention du législateur était bel et bien d'autoriser la mise à mort des personnes démentes, l'exigence d'accord de la personne tombant dès lors que celle-ci aurait clairement exprimé sa volonté dans un testament de vie demandant une euthanasie future dès lors que certaines conditions seraient remplies.

La lettre de la loi lui donne raison ; la pratique médicale est autre et l'on comprend, à travers l'articulation de l'émission et l'indignation qu'elle fait naître devant l'idée d'éliminer les personnes en voie de devenir démentes « avant qu'il ne soit trop tard », que l'effort néerlandais porte désormais sur la prise en compte des testaments de vie.

Le KNMG a réagi à l'émission en déclarant que l'euthanasie est selon lui impossible dès lors que le patient est incapable de « communiquer », même en présence d'un testament de vie. Le communiqué de l'organisation professionnelle précise qu'en cas de démence avérée, le médecin n'a pas la capacité de déterminer si le malade souffre réellement de manière « insupportable » et qu'il ne peut donc que s'abstenir et faire son travail, qui est toujours d'« alléger la souffrance ». Mais son président, Lode Wigersma, reconnaît dans le même mouvement que la communication d'un patient dément peut être non-verbale, qu'on peut tenir compte des geste ou du « langage du corps ».

Des deux côtés, on met l'accent sur une nécessité : le devoir du médecin et du patient de parler, et de parler souvent, des désirs de celui-ci quant à l'euthanasie, afin que la demande soit claire, réitérée, et confirme l'éventuel testament de vie qui dans un tel processus prend une valeur accrue. Il faut aussi que la personne en parle souvent avec son entourage...

Dans ces conditions, les visites chez le médecin et les discussions familiales risquent de devenir de plus en plus macabres...

Source : leblogdejeannesmits.blogspot.fr

 

 

Euthanasie : l'inquiétude de Mgr d'Ornellas
dimanche 17 février 2013

Mgr d'Ornellas est chargé des questions

Alors que le Conseil de l'Ordre des médecins envisage qu'un collège médical permette une « sédation terminale » pour des patients en fin de vie ayant donné un accord éclairé, Mgr Pierre d'Ornellas, chargé des questions de bioéthique au sein de la conférence des évêques de France, dit craindre « une dérive d'euthanasie ». Pour l'archevêque de Rennes, « il est plus juste de parler de sédation en phase terminale. L'intention de faire venir la mort est toujours coupable. Au fond de la conscience humaine ¯ et c'est sa dignité ¯, il y a toujours cette parole fondatrice de liberté et de solidarité : 'Tu ne tueras pas' », estime Pierre d'Ornellas.

Faisant ces déclarations à l'occasion de la Conférence des évêques italiens, il poursuit : « L'intention de ne pas tuer s'exprime positivement dans l'intention d'accompagner et de soulager la souffrance. Pour cela, une sédation est légitime en phase terminale. Si la souffrance est incontrôlable, pour reprendre le terme employé, alors la science doit continuer ses recherches pour trouver l'analgésique et la manière de l'administrer qui permette de l'apaiser. Certes, cela peut provoquer la venue très rapide de la mort, mais sa cause n'est pas l'acte médical mais la maladie », conclut l'archevêque.

Source : Ouest-France

 

 

C'est la toute première fois en France depuis de très nombreuses années de discussion sur le sujet que l'Ordre des Médecins émet un avis et notamment favorable sur l'euthanasie et l'accompagnement de la fin de vie chez les malades. Le débat sur l'euthanasie dure déjà depuis de nombreuses années et fait polémique aussi bien chez les médecins, les politiciens que les simples citoyens.(...)
Le débat sur l'euthanasie devrait se poursuivre encore de nombreux mois voir même de très nombreuses années mais François Hollande souhaite que durant son quinquennat d'importantes décisions soient prises dans ce domaine pour améliorer la fin de vie des patients ! Affaire à suivre !

Source : cabinetsavocats.com

 

 

L'Ordre des médecins envisage l'euthanasie "dans des cas exceptionnels"

Le Conseil national de l'Ordre des médecins envisage pour la première fois
qu'un collège médical permette une "sédation terminale" pour des patients en
fin de vie ayant émis des "requêtes persistantes, lucides et réitérées".

Source : LEXPRESS.fr, 14/02/2013

 

 

 

L'euthanasie des chiens, des chats, des éléphants vous émeut ? mais vous voulez vous débarrasser de vos mères et de vos grand-mères !

On a financé d'énormes recherches pour une médecine de pointe mais paradoxalement les coupes sombres dans le budget, c'est dans le secteur de la santé qu'elles s'opèrent.

 

 

30/01/2013  

Tom Mortier a 36 ans. Il est professeur de chimie. ...

Lieve De Troyer, sa maman, a été euthanasiée à 64 ans. Les médecins ont jugé, qu'elle faisait cela en toute liberté, qu'elle souffrait d'une souffrance psychique inapaisable et qu'ils avaient à respecter sa volonté de ne pas vouloir en avertir son fils. ...

Mais celui-ci réagit « Comment peut-on être sûr que quelqu'un veuille vraiment mourir et a toute sa tête pour en décider librement ? Tous les jours, depuis un an, je me demande comment je vais pouvoir, moi qui continue à vivre, dépasser ce traumatisme de n'avoir pas pu empêcher cet acte de mort ? » ...

Lieve Thienpont, la psychiatre qui, avec toute l'équipe, a donné le feu vert à l'euthanasie, répond dans un article paru dans le quotidien De Morgen, qu'au nom de l'autonomie de la patiente, sa demande doit être respectée.


Tom Mortier veut aujourd'hui se battre et tirer la sonnette d'alarme : l'impact de l'euthanasie sur les relations familiales est énorme. C'est notre vivre ensemble et la solidarité entre nous qui sont menacés.

Source : Institut Européen de Bioéthique

Christophore :

Terrible drame contre l'amour, contre la vie, contre l'affection, je dirais même la piété filiale d'un fils envers sa mère.

Commentaire dans Dérives.

 

 

 

 

 

Cinq détenus ont déposé une demande d'euthanasie qui est en voie d'examen, a répondu la Ministre belge de la Justice à une question orale au Sénat. Ces demandes n'ont donc pas été rejetées d'office.

Il semble s'agir de détenus de longue durée. Pour la Ministre, la réponse à leur demande passe avant tout par une meilleure prise en charge psychiatrique des prisonniers afin que ceux-ci ne perçoivent plus leur situation comme source de souffrances insupportables et sans espoir d'amélioration. Ces souffrances, même si elles sont seulement d'ordre psychique, ouvrent droit en effet à l'euthanasie en Belgique.

Une première demande d'euthanasie émanant d'un détenu belge a été suivie d'exécution « quelques mois » avant le 13 septembre dernier, date à laquelle Het Laatste Nieuws l'avait confirmée. Il s'agissait d'un homme condamné à une lourde peine qui était en même temps très malade.(...)

Frank V.D.B., incarcéré depuis 20 ans pour un double meurtre était atteint d'une maladie psychique. Sa demande a été ratifiée par trois médecins indépendants et considérée comme conforme à la législation belge sur l'euthanasie. Néanmoins, cette décision a été vivement critiquée par l'association belge des syndicats médicaux (ABSyM).

"Le détenu aurait-il pris cette décision sous un traitement psychiatrique approprié ?", demande le Dr Marc Moens, président de l'ABSyM , qui réclame des moyens financiers pour mieux encadrer les détenus psychiatriques.
La loi sur l'euthanasie n'a pas été écrite en pensant à des personnes détenues, totalement sous le contrôle du gouvernement.(...)

Ce même jour, la presse belge avait indiqué qu'un autre détenu condamné pour un double meurtre, 27 ans derrière les barreaux à Turnhout, avait fait une demande d'euthanasie pour laquelle il était en attente d'une réponse. La presse précisait alors que « toutes les conditions étaient réunies » pour que la réponse soit positive, mais il ne semble pas que depuis lors elle ait été exécutée.

Source : 25/01/2013 Institut Européen de Bioéthique

 

 

23/01/2013 - 17:15 par Tamurt.info

Selon le journal belge Sudinfo.be "Plusieurs groupes parlementaires ont déposé des propositions visant à réformer l'actuelle loi sur l'euthanasie. Elles visent notamment à étendre la loi de manière à permettre l'euthanasie de mineurs ou à prendre en compte le sort des personnes démentes. Il est aussi question de faciliter la déclaration anticipée qui doit faire l'objet, actuellement, d'un renouvellement tous les cinq ans. Dix ans après le vote de la loi, le Sénat s'est à nouveau saisi du dossier ».

Christophore :

et c'est l'engrenage...

 

 

Le rapport Sicard "suscite intérêt et inquiétudes. Il constate des carences dans la prise en charge de la fin de vie en France, notamment dues à la méconnaissance de la loi du 22 avril 2005.(...)
En revanche, ce rapport entretient l'ambiguïté autour de la « sédation profonde ». Désigne-t-elle le soulagement nécessaire en cas de grande souffrance ou s'agit-il d'accélérer la mort ? (...) On peut craindre qu'en juin, tout cela aboutisse à un projet de loi ouvrant la voie à certaines formes non explicites d'euthanasie. (...)

Il s'agit d'éviter la déshumanisation de notre société. (...) Jean Leonetti a évoqué par le passé le risque d'une « barbarie civilisée ». Nous en avons un exemple avec la Belgique qui, après avoir légalisé l'euthanasie, envisage de la pratiquer pour les mineurs et les personnes démentes.
Il existe aussi un enjeu financier avec la tentation de diminuer le coût de la prise en charge des malades en fin de vie.
Enfin, la question de la souffrance se pose : peut-on supprimer l'angoisse de la mort ? Je ne crois pas. En revanche, il est possible d'apporter une réponse humaine à cette souffrance par un accompagnement de qualité plutôt que de la considérer comme un problème qui se règle par la mort. Cette seconde option revient à enfermer la personne dans la souffrance. En fait, souvent insupportable pour les proches qui y projettent leurs propres peurs, la souffrance est vécue de façon tout à fait différente par le malade.

Extraits d'un interview avec le P Brice de Malherbe
Source : Paris Notre-Dame du 31 janvier 2013.

 

vieillard

 

28 janvier, 2013

Euthanasie d'une femme anorexique

Elle avait 44 ans. A la fin de 2012, elle a obtenu l'euthanasie dont elle rêvait depuis plusieurs années. Ann G. a été jugée « apte » (si l'on peut dire) dans la mesure où elle souffrait d'une affection psychiatrique qui lui causait une souffrance insupportable. La loi belge n'exige nullement, en effet, que la maladie justifiant l'euthanasie soit grave ou en phase terminale : ce qui compte, c'est la perception subjective de la souffrance et l'idée, chez le patient, qu'il n'y a pas d'amélioration possible. A peine demande-t-on dans cette situation une confirmation du diagnostic du médecin principal par un collègue (...) © leblogdejeannesmits

Commentaire par Christophore :

Terrible détresse d'une civilisation qui a perdu ses repères !
Et qui, hypocritement, offre la mort aux souffrants qu'elle-même a générés. En voilà, une perte de la dignité ! De toute dignité ! Celle du malade. Et celle du médecin.
Parce qu'elle est particulièrement indigne, cette progressive confusion entre médecin et bourreau.
Puisque la liberté légale de se suicider existe, pourquoi avoir dépénalisé « l'euthanasie » ? Avoir sorti le médecin de sa déontologie et créé des monstres ?
Redonnons aux médecins l'obligation du serment d'Hippocrate. Qu'ils soient fidèles à leur vocation de soigner. C'est à dire : servir la vie. Pas la mort.

 

 

PARIS - Des militants favorables à l'euthanasie se sont réunis samedi 26janvier 2013 dans les salons de la Mairie de Paris, à l'appel de l'association ADMD, pour réclamer une loi complète sur la fin de vie et notamment légaliser le suicide assisté.

On veut un loi complète, pas une demi-liberté, a déclaré à l'AFP le président de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), Jean-Luc Romero, faisant référence au futur projet de loi sur la fin de vie que François Hollande a annoncé pour juin 2013.

Il faut maintenant qu'il permette une loi pour l'accès universel aux soins palliatifs et d'autre part légaliser l'euthanasie et le suicide assisté, a déclaré M. Romero, conseiller régional d'Ile-de-France, apparenté socialiste.

Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë soutient totalement la cause de l'ADMD, a indiqué M.Romero qui a chiffré à 1.500 le nombre des militants pro-euthanasie réunis samedi dans les salons de l'Hôtel de ville, dont Mireille Dumas, Noël Mamère, Mylène Demongeot ou encore la chanteuse Stone.

Tout comme dans une majorité de pays européens, l'euthanasie active n'est pas autorisée en France.

Toutefois la loi dite Leonetti d'avril 2005 a interdit l'acharnement thérapeutique et instauré le droit de laisser
mourir : les médecins peuvent administrer des traitements anti-douleur pour soulager la souffrance, au point d'avoir comme effet secondaire d'abréger la vie.

(Extraits de AFP / 26 janvier 2013 18h26)

 Face à cela, que dit le Pape ?

“le chrétien est appelé à se mobiliser

pour faire front

aux multiples attaques auxquelles est exposé le droit à la vie“!

 Benoît XVI.