Communion de prière pour la Vie : "Jésus, Marie, protégez la vie " ! (ou toute autre prière à Dieu)

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A-t-on le droit de décider de sa mort ?

 

Question reçue :

Comment expliquer que dans une société basée sur le droit de l'individu à disposer de sa propre existence, on ne puisse pas décider de sa mort ?

Réponse par Christophore :  

Ma liberté s'arrête là où commence celle des autres.

Que la loi permette à chacun de se tuer ou à d'autres de le tuer, c'est son problème. Mais, pour ce qui concerne l'euthanasie, le problème, c'est qu'on veut imposer à des personnes dont la vocation est exactement à l'opposé, d'outrepasser leur serment d'Hippocrate (ou de les empêcher de le prononcer) pour satisfaire aux desiderata d'autrui, voire certaines fois, à des caprices comme ce fut le cas souvent dans les pays qui ont légalisé l'euthanasie.

Ma position est donc la suivante : si la société veut autoriser le suicide ou le meurtre à la demande, c'est son affaire (sa mauvaise affaire d'ailleurs car la vie n'est jamais désespérée, tant qu'il y a la vie, il y a l'espoir : "Dum spiro, spero" : "Tant que je respire, j'espère" disait l'antique adage).

Mais, qu'on y mêle des soignants, qu'on veuille que le suicide soit médicalement assisté, là la conscience dit : non.

D'ailleurs, au nom même de la liberté, le médecin n'a pas à être l'esclave de tel ou tel ordre émanant de quiconque, voire de la société.

Que celle-ci alors élabore un métier pour cela, soit. Ceux qui s'y sentent appelés, choisiront ce métier. D'ailleurs il existe : cela s'appelle bourreau.

Qu'il y ait des "maisons de la mort", soit, avec des bourreaux ou des "assistants de mort à la demande", soit : mais ce ne doit pas être des médecins.

C'est l'un ou l'autre : soigner ou tuer. Il faut choisir.

Le malade, quant à lui, a le droit de savoir avec certitude que celui qu'il consulte pour sa guérison, ne le tuera pas ; et s'il veut changer d'avis : ne plus guérir mais mourir, il a tout loisir de se faire transférer dans une "maison de la mort", et de se faire exécuter par le mode de son choix par le bourreau.

Je trouve drôle d'ailleurs que ceux qui s'opposent à la peine de mort et qui préfèrent voir agoniser les criminels pendant des décennies, sont les mêmes qui précipitent pépé et mémé dans l'euthanasie.

D'ailleurs, le motif économique est plus qu'évident ! Il est autant économique qu'égoïste, et tout cela va créer une société de désespérés (les plus de 40 ans voient venir l'âge) et d'égoïstes qui voudront plus de fric et moins de sagesse, bref, l'horrible "Meilleur des mondes" où tout sera réglé, régenté, standardisé. En somme, l'inverse même de la liberté.

Enfin, je précise que, pour cette question, le mot "euthanasie" (bonne mort) est mensonger : en fait, il ne s'agit pas de la bonne mais de la mauvaise mort, celle qui est pseudo-choisie et sournoisement imposée par la manipulation des foules.

Je nous souhaite donc bonne réflexion ! N'oublions pas l'esprit qui est derrière notre cervelle. Et ne nous laissons pas voler le moment le plus important de notre vie : celui où toute notre existence peut être reprise et offerte, dans un geste ultime, à l'Amour !

 

Une question délicate relative à l'affaire Vincent Lambert

 

Question reçue :

Je me félicite que l'affaire Vincent Lambert soit devenue une sorte d'étendard national dans le sens où cette affaire incite à des réflexions sur plusieurs questions importantes et cruciales.

Je cherche à m'informer et je commence à entrevoir l'étendue et aussi la diversité des problèmes associés ainsi soulevés.

À titre d'exemple, je demeure surpris par l'acharnement et par l'obstination qui me parait déraisonnable à vouloir euthanasier Vincent Lambert le plus rapidement possible. En effet, Vincent Lambert étant dans un état peauci-relationnel, il ne souffre pas... L'alimentation par gastrostomie est un procédé banal particulièrement rudimentaire et peu couteux...etc.etc.

Ceci dit, je vous serais reconnaissant, s'il vous était possible, de me fournir des précisions et votre avis sur un aspect de l'affaire pour lequel je suis dans le brouillard. (Ici, je crois utile de préciser que je ne suis ni catholique, ni juriste; et je m'excuse de la brutalité et du côté sommaire de la formulation que je vous soumets)

En bref, le facteur qui m'embarrasse est relatif à la situation dramatique de Madame Rachel Lambert qui, en quelques sortes, se trouve placée dans le dilemme du veuvage (avec possibilité de remariage) ou du divorce.

Je me contente de recopier bêtement, sans vérification ni coordination, quelques passages sur le divorce, lus dans Internet.

*** La législation française - Loi du 11 juillet 1975. L'article 238, alinéa 1, du Code civil prévoit que le conjoint de l’incapable majeur peut demander le divorce lorsque les facultés mentales du majeur protégé se trouvent si gravement altérées depuis au moins 6 ans qu’aucune communauté de vie ne subsiste entre les époux et ne pourra, selon les prévisions les plus raisonnables, se reconstituer dans l’avenir».

*** La position de l'Église catholique. Les liens du mariage religieux ne peuvent pas être rompus. (Indissolubilité du mariage). l'Église ne permet pas le remariage religieux d'un époux divorcé et ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Dans certains cas, l’Église peut prononcer une reconnaissance de nullité du sacrement de mariage .... L'un des époux est atteint de troubles psychiques rendant impossible la vie de couple. La déclaration de nullité de mariage prend en considération une carence grave qui marque le consentement au jour du mariage, et non une situation seulement postmatrimoniale.

Réponse par Christophore :

Quel que soit le droit sur la nullité du mariage, la position de l'Eglise catholique sur les cas comme celui de Vincent Lambert est bien connue. Comme la plupart des religions à ma connaissance, elle considère que le meurtre d'un innocent est un péché contre le 5ème commandement de Dieu : "Tu ne tueras point."