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Orthodoxes

Message du patriarche de Russie Alexis II

L’Eglise russe affirme son opposition à une légalisation de l’euthanasie

Le patriarche de Russie, Alexis II, a adressé un message à des parlementaires pour signifier l’opposition de l’Eglise à une légalisation de l’euthanasie.

Il écrit notamment : «Indépendamment de l’état du malade, il faut toujours espérer la miséricorde de Dieu et un miracle qui peut à tout moment modifier l’état de la personne souffrante (…) L’église connaît d’innombrables exemples de guérison miraculeuse ou de stabilisation de l’état de malades que l’on disait condamnés». Il ajoute : «La légalisation de l’euthanasie dénaturerait la notion de devoir professionnel du médecin, dont la mission est de préserver la vie et pas de l’abréger». Enfin, il suggère «un règlement du problème religieusement acceptable serait une aide efficace aux malades, qui allégerait leurs souffrances sans enfreindre le droit divin et sacré à la vie.»

 

Source : orthodoxie.com

Ce que dit L'Eglise orthodoxe russe

 

L'Eglise orthodoxe russe dénonce l'immoralité de l'euthanasie

L'Eglise orthodoxe russe s'est prononcée contre la légalisation de l'euthanasie qu'elle assimile au suicide.
La légalisation de l'euthanasie pourrait provoquer des abus de la part de médecins, de juristes et même de parents du malade. Et, la fausse morale poussera le malade au suicide dans le souci de soulager ses proches.

"Du point de vue de l'Eglise orthodoxe, le suicide est absolument immoral, qu'il soit délibéré ou assisté.", a déclaré le porte-parole du patriarcat de Moscou.


Source : RIA Novosti

 

Les personnes âgées, don de Dieu

 

Par le Métropolite Séraphim

Le frère humilié et défiguré, « sans forme ni beauté », selon l’expression du prophète Isaïe, est très souvent un frère exclu et marginalisé. (...) A notre époque, le vieillard est souvent une personne qui se suicide ou se laisse mourir à petit feu, tellement elle se sent à charge et inutile ; elle n’a pas sa place : elle est en trop. L’euthanasie est suggérée par certains comme une solution que la personne vieillissante et dégradée pourrait demander par l’effet d’une prétendue liberté. En réalité la pression psychologique est telle, que le vieillard envisage effectivement la mort comme un soulagement pour ses proches et pour soi. (...)

Notre société moderne, qui a le culte de la jeunesse et de la beauté physique, se montre bien cruelle. Le vieillard, le « vieux » comme on dit avec mépris, est celui qui coûte cher à la famille et surtout à la communauté civile. Il est une charge économique. Les vieux coûtent cher en traitements, en médicaments, en hospitalisation. Mais ils sont également ceux qui, paradoxalement, ont de l’argent, un argent qu’on voudrait bien leur prendre d’une manière ou d’une autre. (...)

En fait, la civilisation moderne cherche moins la vérité et la sagesse qu’elle ne cherche, de façon obsessionnelle, à posséder et à jouir. Le profit, la jouissance, la distraction, le divertissement pour tous, le rêve de loisirs et de vacances indéfiniment prolongées – autant de façons de chercher à oublier la mort. Or, la personne âgée nous rappelle la mort, qui nous fait horreur, et elle n’a à apporter que son expérience de la vie, sa sagesse et ses connaissances, dont nous n’avons que faire !

A ce tableau schématique de la vieillesse sans Dieu, dans une société qui a des idoles mais pas de Seigneur, le chrétien cherchera à répondre avec la foi et la connaissance mystique qu’elle lui procure de la condition humaine et de son avenir. (...) Toutes les civilisations présentent le type du Vieillard comme un type de sagesse réalisée. La Tradition biblique et ecclésiale présente de nombreux exemples de personnes très âgées en qui resplendit la sagesse divine : Noé, Abraham et Sarah, les saints Ancêtres de Dieu Joachim et Anne ; et un dimanche spécial est consacré, avant la fête de Noël, à la mémoire des Anciens, d’Adam jusqu’au Christ. (...) Les « beaux vieillards » sont magnifiés à la Sainte Montagne de l’Athos comme des exemples de sagesse et de discernement divins : ils sont les anciens auprès desquels on vient chercher conseil en vue du salut. Spirituellement, la vieillesse est prise comme chemin de réalisation spirituelle, (...) « Même si notre être matériel se détruit peu à peu, notre être spirituel se renouvelle de jour en jour » (2 Co. 4, 16). Au vieillissement spectaculaire qui affecte l’être humain, correspond chez les saints un rajeunissement invisible pendant une bonne partie de la vie, et qui devient un jour spectaculaire quand le chrétien resplendit de la grâce du Saint-Esprit. (...) La vieillesse, dans un exemple comme celui-ci, n’est plus un temps on l’on se tourne avec amertume et regret vers ce monde qui passe avec ses plaisirs : elle est le temps où l’on est tourné avec impatience vers le monde qui vient et où l’on peut déjà rayonner de la lumière de ce monde-là autour de soi. Nous avons de ces exemples parmi nous dans nos Eglises : de saints époux qui « vieillissent ensemble », selon la prière de Tobie, dans la foi et la piété, de saints moines, sont des figures d’anciens sereins et pacifiants. La vieillesse bénie et sainte est une réalité de l’Eglise de tous les temps.

La préparation à la vieillesse et à la mort relève d’une catéchèse fondamentale, rappelant les grands enjeux du baptême : lutte contre la mort spirituelle et pour la vie éternelle ; rupture ascétique avec les passions par lesquelles l’être humain se cramponne au monde et à ses plaisirs ; habitude cultivée dès l’enfance à demander pardon au Seigneur de ses péchés et à lui rendre grâce pour tout ce que l’on sait et pour tout ce que l’on ne sait pas ; culture de l’amour du prochain et particulièrement des ennemis ; fréquentation, par la lecture des vies de saints et par les rencontres personnelles, d’anciens et d’anciennes représentatifs de la sagesse et de la paix de Dieu dans l’Eglise ; souvenir de la mort ; réconciliation quotidienne avec autrui ; vénération de la sainte et vivifiante Croix… (...)Nous avons des mouvements de jeunes et d’adultes : faisons en sorte que les plus âgés parmi nous participent selon leurs forces à ces mouvements ; sollicitons-les ; la catéchèse s’adresse à eux, mais il est nécessaire également de les stimuler afin qu’ils fassent part de leur expérience spirituelle aux plus jeunes ; rappelons-leur que le temps qui leur est donné est un temps pour la prière pour nous et pour le monde ; demandons-leur conseil. (...)

Si le rôle de la communauté ecclésiale est de stimuler le sens de la responsabilité chez les vieillards valides, son rôle est de manifester aux invalides la sollicitude et la compassion divines et de leur faire goûter la paix. « Notre être matériel se détruit peu à peu, notre être spirituel se renouvelle de jour en jour », dit l’Apôtre. Nous vieillissons et nous mourons, mais le Christ vit en nous et grandit. Qu’est-ce que cela veut dire : le Christ grandit en nous ? Cela veut dire que l’amour grandit en nous. La vieillesse, comme la maladie, la souffrance et la mort nous sont données par le Seigneur comme des opportunités bénies de manifester l’amour. Seules nos passions nous empêchent d’aimer : ni la vieillesse, ni la maladie, ni l’handicap physique ou mental, ni la mort, n’empêchent d’aimer, c’est-à-dire n’empêchent que soit manifestée la présence du Christ ressuscité et vivant à jamais dans son Eglise et, par elle, sans son monde. (...) L’accompagnement des vieillards handicapés relève non d’un devoir mais du charisme de l’amour fraternel et du sacrement du frère.

Source : Pèlerin orthodoxe