Communion de prière pour la Vie : "Jésus, Marie, protégez la vie " ! (ou toute autre prière à Dieu)

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L'urgence du débat

L'intérêt et le degré d'urgence de réfléchir sur l'euthanasie ?

 

Question reçue :

Maintenant nous sommes très engagés pour la famille et contre le mariage homo et les adoptions par les couples homos, et c'est vrai que nous pensons moins à la loi sur l'euthanasie qui pour autant nous est "promise" avec presque plus de dureté.
Est-ce que vous pensez qu'on va choisir et donnant donnant ou bien on peut gagner sur les deux sujets ?
Parce que c'est  vrai aussi que le mariage ne concerne qu'une minorité d'homos par contre la mort nous arrivera à tous.

 

Réponse par Christophore :

Euthanasie ?

Sur ce sujet, silence assourdissant.

Pas un mot sur le vol de l'instant le plus important et le plus sacré d'une vie : celui de la mort.

Instant où se joue le sort éternel de la personne humaine. Quel témoignage sur le sérieux de la destinée humaine ? Et, pendant l'année de la Foi, comme ce silence est pesant et assourdissant !

Certes, la société qu'ils ont construite leur doit la reconnaissance pour le travail accompli. Et elle reçoit d'eux la formation humaine que lui offrent, d'une part, leur expérience et leur sagesse et, d'autre part, leur faiblesse qui exige de l’aidant un dépassement de soi qui est le meilleur remède à l'égoïsme de la jeunesse désœuvrée. Tant de générosité qu'elle noie dans la violence pourrait être mise au service d'un don mutuel, intergénérationnel, au bénéfice de tous.

Mais si un chrétien abandonne les mourants, c'est qu'il a déjà abandonné la Foi !

Le service de "Diaconia 2013", n'est-il pas destiné à être celui de la charité pour les plus faibles, les plus exposés, ceux qui ont droit à toute la sollicitude de cette Eglise qu'ils ont fréquentée, soutenue – ou encore dont ils ont souffert ? Dans l'un comme dans l'autre cas, le témoignage de la Foi, comme le service de la charité, exige de leur donner la priorité. De droit.

Qui ne défend pas ce droit se rend coupable de complicité d'un déni de justice de la dernière gravité.

Que se lèvent donc les hommes droits et généreux ! Que se lèvent les disciples de Jésus-Christ ! Que se re-fasse – et soit même surpassée - la croisade de prière et d'action... qu'elle se refasse pour nos aînés !

Car nous ferons QUOI pour empêcher le simulacre de compassion lénifiante qui conduit, par un égoïsme inavouable, au meurtre de nos pères... de nos mères... à qui nous devons la vie ? Et qui les pousse, eux, insidieusement mais surement, à évoquer, à accepter, voire finalement demander cette mort qu’ils estimeront devoir offrir à leurs enfants comme un ultime sacrifice... mais qui privera, en réalité, leurs enfants du plus grand don que eux, leurs ainés, pouvaient encore leur offrir (car cela ne peut s’accomplir qu'à ce stade ultime de la vie) : celui du dépassement indispensable de soi et de son égoïsme pour devenir enfin des êtres humains. Au vrai sens du terme.

Et la société ? Si elle veut cette loi sur un sujet qui n’en admet pas, aura-t-elle le courage de former alors de véritables "bourreaux" pour "l'exécution" de ce nouveau genre de "peine de mort" infligée aux "condamnés pour coût" (en temps, en argent et surtout en réelle compassion) ? des "commandos de la mort" sévissant dans "des maisons de la mort" ? – afin au moins de ne pas retirer aux malades le dernier lieu de confiance qu'est le soignant ?

Et nos enfants ? Que feront-ils de nous, demain, en ayant eu sous leurs yeux le scandale de ce que nous faisons aujourd'hui de nos parents ?

"Malheur à celui qui scandalise un petit"...

Mais, au fait... " qui est mon prochain" ? N’est-ce pas le vieux... l’incurable... le voyageur à moitié mort ? Ce n'est pas par hasard que Jésus a choisi ce mot-là : moitié mort...
Et nous - non contents de passer notre chemin comme le prêtre et le lévite de la parabole - nous voudrions achever ce moitié-mort que le Bon Samaritain a vu, relevé, soigné ?

Soigné pour le rendre à la vie, au prix de son temps, de son argent, quand il s'agit du Bon Samaritain de la parabole... Mais, au prix de sa propre Vie quand ce Bon Samaritain se dévoile être le Christ donnant sa Vie afin de sauver les moribonds que nous étions. Pour nous ouvrir la Vie éternelle. Si nous nous soucions de celle des autres.

"Car, de la mesure dont vous vous servirez, on se servira pour vous".