Communion de prière pour la Vie : "Jésus, Marie, protégez la vie " ! (ou toute autre prière à Dieu)

Pour vous inscrire, cliquez ici ! Nombre de priants : 4 303


Message de Mgr Michel Aupetit aux soignants

par Monseigneur Michel Aupetit, Archevêque de Paris, 21 mars 2020

Paris, le 21 mars 2020

Chers amis soignants,

Je tenais tout d’abord à vous remercier d’être en première ligne pour secourir nos concitoyens. Vous retrouvez le sens profond de votre vocation : soigner vos frères humains qui sont dans la détresse. Alors que tant de personnes ont quitté la grande ville et travaillent à distance, vous êtes tous bien présents au front avec courage et dévouement. J’espère profondément que la nation saura s’en souvenir quand les temps seront meilleurs.

Il peut arriver devant l’afflux des malades que vous soyez confrontés à de vrais problèmes de conscience. Lorsque ceux-ci seront plus nombreux que les respirateurs qui peuvent leur sauver la vie, vous pourrez être amenés à faire des choix douloureux. Il ne faut surtout pas parler, comme je l’entends quelquefois, de faire un « tri » entre les malades. La fin recherchée qui est de sauver la vie ou de soulager le patient, est commune à tous. Les moyens pour y parvenir doivent être proportionnés à la réalité sanitaire.

Le Pape saint Jean Paul II dans son encyclique l’Évangile de la vie nous donne des clés de compréhension : « Il est certain que l’obligation morale de se soigner et de se faire soigner existe, mais cette obligation doit être confrontée aux situations concrètes ; c’est-à-dire qu’il faut déterminer si les moyens thérapeutiques dont on dispose sont objectivement en proportion avec les perspectives d’amélioration » (EV n°65). C’est donc votre discernement concerté entre soignants qui, devant ces situations concrètes, permettra d’ajuster la réponse en fonction de l’état du patient et de ses chances objectives de survie. Cela relève de votre compétence et de votre responsabilité.

Comme tous nos concitoyens, je vous fais confiance, vous remercie encore de votre implication généreuse et, si vous le souhaitiez, mes frères prêtres et moi-même, nous nous tenons à votre disposition pour vous soutenir spirituellement s’il en est besoin ainsi qu’auprès des mourants, des malades et de leurs familles.

Soyez assurés de ma prière et de ma reconnaissance.

+Michel Aupetit

Archevêque de Paris

Source : paris.catholique.fr

François : J'ai demandé au Seigneur de stopper l'épidémie avec sa main

Le Pape a accordé un long au quotidien italien La Repubblica dans lequel il demande à chacun d’être proche de ceux qui ont perdu des êtres chers.

par Vatican News, 18/03/2020

«J'ai demandé au Seigneur de stopper l'épidémie: Seigneur, arrête-la de ta main. J'ai prié pour cela». C’est ce que révèle François au journaliste Paolo Rodari de La Repubblica lorsqu’il lui demande quelle avait été sa prière dimanche après-midi à Sainte Marie Majeure et San Marcello al Corso, au cœur de Rome.

Le Pape suggère comment vivre ces jours difficiles:

“Nous devons redécouvrir le caractère concret des petites choses, des petites attentions à avoir envers nos proches, nos parents, nos amis. Et comprendre que dans ces petites choses, il y a notre trésor. Il y a des gestes minimes, qui se perdent parfois dans l'anonymat du quotidien, des gestes de tendresse, d'affection, de compassion, qui sont pourtant décisifs, importants. Par exemple, un plat chaud, une caresse, un câlin, un appel téléphonique... Ce sont des gestes familiers d'attention aux petits détails de chaque jour qui donnent un sens à la vie et qui font qu'il y a communion et communication entre nous.”

«Parfois, poursuit François, nous vivons une communication entre nous qui n'est que virtuelle. Nous devrions plutôt découvrir une nouvelle proximité. Une relation concrète faite d'attention et de patience. Souvent les familles à la maison mangent ensemble dans un grand silence qui cependant n’est pas le fruit d’une écoute réciproque, mais lié au fait que les parents regardent la télévision pendant qu'ils mangent et que leurs enfants sont sur leur téléphone portable. On dirait des moines isolés les uns des autres. Il n'y a là aucune communication. Il est important au contraire de s'écouter les uns les autres parce que nous comprenons les besoins de chacun, leurs besoins, leurs efforts, leurs désirs. Il y a un langage fait de gestes concrets qui doit être sauvegardé. A mon avis, la douleur de ces jours doit s’ouvrir vers ce concret».

Une attention spéciale pour ceux qui sont en première ligne

Le Pape adresse une pensée particulière pour le personnel de santé, pour les bénévoles et pour les familles des victimes : «Je remercie ceux qui se dépensent pour les autres. Ils sont un exemple de ce caractère concret. Et je demande que chacun soit proche de ceux qui ont perdu des êtres chers, en essayant de les accompagner de toutes les manières possibles. La consolation doit maintenant être l'engagement de tous». François se dit frappé, à cet égard, par un article récemment publié par un autre journaliste, Fabio Fazio, en particulier par le fait que «notre comportement influence toujours la vie des autres» en citant l'exemple de ceux qui, ne payant par leurs impôts, affaiblissent les services de santé.

Enfin, François invite tout le monde à espérer, même ceux qui ne croient pas : «Tous sont enfants de Dieu, et Dieu les regarde. Même ceux qui ne l’ont pas encore rencontré, qui n'ont pas le don de la foi, peuvent trouver là leur chemin, dans les belles choses auxquelles ils croient : ils peuvent trouver la force dans l'amour pour leurs enfants, pour leur famille, pour leurs frères et sœurs. Quelqu’un peut dire : ‘Je ne peux pas prier parce que je ne crois pas’. Mais en même temps, il peut croire en l'amour des gens qui l'entourent et là trouver de l'espérance».

France: « Chaque patient a le droit, à tout âge, d’être soulagé et soigné »

par Alliance Vita, 26/03/2020

« Alliance VITA demande aux pouvoirs publics de comptabiliser les décès par COVID-19 des personnes âgées, de donner accès aux tests de dépistage à tout citoyen sans limite d’âge, et de réaffirmer que chaque patient a le droit, à tout âge, d’être soulagé et soigné sans être tué », indique ce communiqué du 26 mars 2020.

CP-Alerte COVID-19 : personnes âgées discriminées et risque d’euthanasie

Alliance VITA constate que de graves dérives éthiques menacent de nombreuses personnes âgées, en cette période de contamination, de confinement, de manque de moyens matériels et humains et de saturation des services hospitaliers de réanimation.

Informée par les écoutants de son service d’aide SOS fin de vie, par de nombreux soignants membres de ses équipes et par ses experts médicaux, Alliance VITA lance l’alerte sur cette grave situation. Déjà confrontées à la solitude, de nombreuses personnes âgées se retrouvent isolées et sans défense, mais aussi menacées dans le respect de leur dignité et de leur vie.

Faute d’expérience et de formation suffisante de certains médecins, la multiplication des protocoles de sédation précipités, décidés du seul fait de l’âge des malades, et faisant l’impasse sur toute tentative curative, s’apparente à une discrimination, un déni de prise en charge avec le risque d’une forme d’euthanasie.

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, fondateur du service SOS fin de vie et auteur de La Bataille de l’euthanasie (Salvator) : « Chacun sait que la pandémie aggrave la situation déjà préoccupante de nombreuses personnes âgées, pas seulement en EHPAD. Le fait qu’on ne comptabilise pas leur décès dans les statistiques des morts par COVID-19 est un scandale. Nos aînés devraient-ils être considérés comme des sous-citoyens, dont la vie ne compterait plus ? Certains discours le laissent entendre. Les « hécatombes » constatées chez les résidents âgés de plusieurs EHPAD sont tout aussi dramatiques que dans d’autres catégories de population. Leurs soignants nous alertent sur le rationnement des tests de dépistage (au maximum trois par établissement), le non-accès aux traitements (pas d’essai curatif ou prophylactique en cours), le non-accès à l’hôpital, et, dans certains cas, à l’oxygène.

D’un côté, de nombreux soignants en EHPAD se montrent héroïques, à l’image de ceux qui se confinent avec leurs résidents ou qui compensent, par un surcroît de présence, la détresse liée à leur isolement. Mais d’un autre, nous voulons mettre en garde contre la tentation et le risque réel d’euthanasie. C’est dans ces moments les plus difficiles que l’éthique soignante doit être pleinement respectée. »

Alliance VITA demande aux pouvoirs publics de comptabiliser les décès par COVID-19 des personnes âgées, de donner accès aux tests de dépistage à tout citoyen sans limite d’âge, et de réaffirmer que chaque patient a le droit, à tout âge, d’être soulagé et soigné sans être tué.

Source : zenit.org

 

 

 

Face au coronavirus, l’épiscopat polonais demande d’accroître le nombre de messes

par Michel Janva, 11/03/2020

Communiqué du bureau de presse de la conférence épiscopale de Pologne :

« Dans le cadre des recommandations de l’inspecteur sanitaire en chef selon lesquelles il ne doit pas y avoir de grands rassemblements de personnes, je demande d’augmenter – autant que possible – le nombre des messes dominicales dans les églises afin qu’un certain nombre de fidèles puisse assister à la liturgie à chaque fois, selon les directives des services de santé », écrit le président de la Conférence des évêques polonais, l’archevêque Stanisław Gądecki.

Dans le même temps, l’archevêque Gądecki a souligné que les hôpitaux guérissent les maladies du corps et que les églises servent, entre autres, à guérir les maladies de l’esprit.

« Par conséquent, il est impensable que nous ne priions pas dans nos églises ».

L’archevêque Gądecki a rappelé que les personnes âgées et les malades peuvent rester à la maison et suivre la messe du dimanche dans les médias.

« Je voudrais rappeler qu’il n’est pas nécessaire d’échanger le signe de la paix en se serrant la main pendant la Sainte Messe ».

L’archevêque Gądecki a demandé à prier pour ceux qui sont morts des suites du coronavirus.

« Prions pour la santé des malades et pour les médecins, le personnel médical et tous les services qui œuvrent pour arrêter la propagation du virus. Prions pour la fin de l’épidémie. Conformément à la tradition de l’Église, j’encourage particulièrement à prier avec la supplication Saint Dieu, Saint Fort… ».

En Italie, c’est l’inverse : les messes publiques sont suspendues jusqu’au 3 avril.

Source : lesalonbeige.fr

 

Epidémie du coronavirus ou épidémie de peur ?

par Monseigneur Pascale Roland, Evêque du diocèse de Belley-Ars, 02/03/2020

Plus que l’épidémie du coronavirus, nous devons craindre l’épidémie de la peur ! Pour ma part, je me refuse de céder à la panique collective et de m’assujettir au principe de précaution qui semble mouvoir les institutions civiles.

Je n’entends donc pas édicter de consignes particulières pour mon diocèse : les chrétiens vont-ils cesser de se rassembler pour prier ? Vont-ils renoncer à fréquenter et à secourir leurs semblables ? Hormis les mesures de prudence élémentaire que chacun prend spontanément pour ne pas contaminer les autres lorsqu’il est malade, il n’est pas opportun d’en rajouter.

Nous devrions plutôt nous souvenir que dans des situations bien plus graves, celles des grandes pestes, et alors que les moyens sanitaires n’étaient pas ceux d’aujourd’hui, les populations chrétiennes se sont illustrées par des démarches de prière collective, ainsi que par le secours aux malades, l’assistance aux mourants et la sépulture des défunts. Bref, les disciples du Christ ne se sont ni détournés de Dieu ni dérobés au semblable. Bien au contraire !

La panique collective à laquelle nous assistons aujourd’hui n’est-elle pas révélatrice de notre rapport faussé à la réalité de la mort ? Ne manifeste-elle pas les effets anxiogènes de la perte de Dieu ? Nous voulons nous cacher que nous sommes mortels et, nous étant fermés à la dimension spirituelle de notre être, nous perdons pied. Parce que nous disposons de techniques de plus en plus élaborées et plus performantes, nous prétendons tout maîtriser et nous occultons que nous ne sommes pas les maîtres de la vie !

Au passage, notons que l’occurrence de cette épidémie au moment des débats sur les lois de bioéthique nous rappelle fort heureusement notre fragilité humaine ! Et cette crise mondiale présente au moins l’avantage de nous rappeler que nous habitons une maison commune, que nous sommes tous vulnérables et interdépendants, et qu’il est plus urgent de coopérer que de fermer nos frontières !

Et puis nous semblons tous avoir perdu la tête ! En tous cas nous vivons dans le mensonge. Pourquoi focaliser soudainement notre attention sur le seul coronavirus ? Pourquoi nous cacher que chaque année, en France, la banale grippe saisonnière fait entre 2 à 6 millions de malades et provoque environ 8.000 décès ? Nous semblons avoir également évacué de notre mémoire collective le fait que l’alcool est responsable de 41.000 décès par an, tandis qu’on estime à 73.000 ceux qui sont attribués au tabac !

Loin de moi donc, l’idée de prescrire la fermeture des églises, la suppression de messes, l’abandon du geste de paix lors de l’Eucharistie, l’imposition de tel ou tel mode de communion réputé plus hygiénique (ceci dit, chacun pourra toujours faire comme il voudra !), car une église n’est pas un lieu à risque, mais un lieu de salut. C’est un espace où l’on accueille celui qui est la Vie, Jésus-Christ, et où par lui, avec lui et en lui, on apprend ensemble à être des vivants. Une église doit demeurer ce qu’elle est : un lieu d’espérance !

Faut-il se calfeutrer chez soi ? Faut-il dévaliser le supermarché du quartier et constituer des réserves afin de se préparer à tenir un siège ? Non ! Car un chrétien ne craint pas la mort. Il n’ignore pas qu’il est mortel, mais il sait en qui il a mis sa confiance. Il croit en Jésus qui lui affirme : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vite et croit en moi ne mourra jamais » (Jean 11, 25-26). Il se sait habité et animé par « l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts » (Romains 8, 11).

Et puis un chrétien ne s’appartient pas à lui-même, sa vie est donnée, car il suit Jésus, qui enseigne : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Evangile la sauvera » (Marc 8, 35). Il ne s’expose certes pas indûment, mais il ne cherche pas non plus à se préserver. A la suite de son Maître et Seigneur crucifié, il apprend à se donner généreusement au service de ses frères les plus fragiles, dans la perspective de la vie éternelle.

Alors, ne cédons pas à l’épidémie de la peur ! Ne soyons pas des morts-vivants ! Comme dirait le pape François : ne vous laissez pas voler votre espérance !

+ Pascal ROLAND

 

Le coronavirus peut aider à réduire les populations âgées et dépendantes : un analyste économique explique

par Jeanne Smits, 06/03/2020

Jeremy Warner, analyste économique du Telegraph de Londres, a choqué de nombreux lecteurs de sa chronique du 3 mars sur les effets économiques du coronavirus. Ce sont les vieux et les plus fragiles qui mourront, a-t-il affirmé, évoquant un possible « léger effet bénéfique à long terme ».

Le journaliste analysait les effets de l’épidémie du COVID-19 sur l’offre de biens qui connaîtra une baisse mécanique dès lors que la baisse de production en Chine fera sentir ses effets à retardement, compte-tenu du délai d’acheminement par containers de cinq à six semaines.

D’autres pandémies, comme celle de la grippe espagnole, ont eu des effets économiques dépresseurs à long terme. Aux États-Unis, selon les calculs des Centers for Disease Control, un épisode infectieux similaire entraînerait aujourd’hui, au niveau de population actuel, quelque 270.000 décès – et une chute initiale de 1,5 % du PIB.

« Il y a cependant quelques différences clefs, la moindre n’étant pas le fait que la grippe espagnole touchait prioritairement la population en âge d’activité professionnelle maximale [de 25 à 49 ans], alors que le coronavirus tue d’abord les vieillards. Lors de l’épidémie de la Première Guerre mondiale il y eut donc des effets durables sur l’offre, et de nombreuses familles subirent la perte de leur principal soutien de famille.

« Il y a peu de chances que cela se produise cette fois-ci. Pour dire les choses sans circonlocutions, depuis une perspective économique totalement désintéressée, le COVID-19 pourrait même révéler un léger effet à long terme en éliminant de manière disproportionnée des personnes dépendantes âgées. »

Voilà qui a au moins le mérite d’être clair. Warner a choisi d’utiliser le verbe « to cull », qui en anglais signifie la réduction d’une population animale par l’abattage sélectif.

Face au barrage de commentaires outrés sous son article, l’accusant de considérer des êtres humains comme de simples unités économiques, Jeremy Warner a précisé le lendemain : « A la réflexion, je n’aurais pas dû employer le mot “cull”. Mais je ne me repentis pas en ce qui concerne l’argument économique que j’essayais d’avancer. Toute réduction des personnes en âge d’activité professionnelle maximale entraîne un choc sur l’offre bien plus important que lorsqu’il s’agit de retraités âgés. Évidemment, pour ce qui sont frappés il s’agit d’une tragédie humaine quel que soit leur âge, mais l’article concernait l’économie, et non la somme des misères humaines. »

Ce n’est pas faux. La froide prise en considération des effets économiques d’une épidémie ou de quelque autre événement n’est pas tabou – même si dans le domaine de l’humain, il paraît justement inhumain de ne pas l’assortir d’une réflexion sur les priorités des uns et des autres. Il s’agit de ne pas franchir le pas entre le constat et le souhait, justement parce que toute activité et même tout désir humain doit être soumise à une considération morale. Et cela va mieux en le disant.

C'est pour la même raison que l'interview sur la surpopulation récemment donnée par Alain de Benoist à Boulevard Voltaire était à ce point choquante, d'autant qu'il s'exprimait, lui, d'un point de vue soi-disant moral. Rappelons qu'il suggérait que « les épidémies » pourraient peut-être régler la question de la surpopulation.

Peut-être la chronique de Jeremy Warner pourra-t-elle cependant avoir elle-même un « léger effet bénéfique » en faisant prendre conscience du fait que d’autres réalités du jour, comme l’inflation des légalisations de l’euthanasie à travers le monde et de la hausse des euthanasies dans les pays où elle est déjà légale peuvent bien être voulues pour des motifs économiques.

Source : leblogdejeannesmits.blogspot.com