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Vincent Lambert, entre la vie et la mort

par Xavier Bazin, 29/05/2019

Vincent Lambert a été victime d’un grave accident en 2008.

Depuis, il a vécu l’essentiel de son existence allongé dans un lit d’hôpital.

Selon les médecins, il oscille entre un état de « conscience minimale » et un état « végétatif ».

Il dort la nuit, il est éveillé le jour, et il réagit à des stimulations externes.

Pour mieux comprendre son état, il faut regarder quelques secondes cette vidéo de 2015, où il mange à la cuiller, ou celle-ci, encore plus récente, de mai 2019.

Comme vous le voyez, Vincent n’est ni intubé, ni sous respiration artificielle.

Tous ses organes sont en pleine santé.

Mais il ne peut s’alimenter seul, alors il est nourri par une sonde.

Pour faire mourir Vincent, il faut donc arrêter de l’alimenter, et attendre que ses organes défaillent.

C’est ce que son médecin a décidé une première fois, en 2013.

En accord avec son épouse, mais sans prévenir ses parents, l’équipe médicale a arrêté de le nourrir.

Mais Vincent a tenu bon : il a survécu pendant 31 jours.

In extremis, ses parents ont obtenu de la Justice que l’on se remette à l’alimenter normalement.

Je vous passe les dizaines de procédures judiciaires, le dramatique déchirement de la famille, et toutes les souffrances de cette affaire.

Tout récemment, le 20 mai 2019, l’équipe médicale a de nouveau cessé de l’alimenter.

Cette fois, contrairement à 2013, son médecin a aussi décidé de cesser de l’hydrater.

Sans eau, il n’avait aucune chance de survivre au-delà de quelques jours.

Mais 32 heures à peine après cette décision, un tribunal a de nouveau ordonné le rétablissement des soins.

Vincent peut vivre… jusqu’à la prochaine décision judiciaire.

Ces allers-retours entre la vie et la mort, dans un contexte de déchirement familial, est profondément bouleversant.

Toutes mes pensées vont à Vincent, à son épouse, à ses parents, à ses frères et sœurs et à tous ceux qui accompagnent ce jeune homme depuis 10 ans.

Mais je tiens vraiment à aborder le fond de cette affaire avec vous.

J’ai lu et entendu trop de mensonges. Il y a trop de violence verbale, trop de désinformation.

Bien sûr, personne ne peut prétendre avoir la « vérité » sur une affaire aussi sensible.

Je suis preneur de vos réactions et sentiments, en commentaire de ce message.

Mais voici ce que nous savons et que vous devez absolument savoir :

Qui peut dire que Vincent est inconscient et que son état est « irréversible » ?

Pour certains médecins, Vincent est condamné à être un « légume » toute sa vie.

Dans leur dernière expertise, les médecins ont conclu que Vincent est dans un « état végétatif », sans le moindre « signe d’un état de conscience minimale ».

Selon ces experts, quand Vincent vous suit du regard, pleure ou réagit à un son, ce ne sont que des actes « réflexes », sans conscience.

Mais cette expertise est contestée.

Le Professeur Xavier Ducrocq, neurologue, a regretté que « cet avis, affirmé en seulement 1h30 d’examen », soit aussi péremptoire :

« L’état de santé, d’éveil de ces patients est très fluctuant et l’évaluation aurait nécessité au minimum de répéter les examens cliniques sur plusieurs jours. »

Pour le Dr Catherine Kiefer, médecin de réadaptation dans un hôpital qui compte six patients dans le même état que Vincent Lambert :

« Ces types de patients sont très particuliers car leur état est fluctuant. Il faut les observer pendant trois semaines au minimum, avec des stimulations tous azimuts. »

D’ailleurs, en 2011, la première analyse avait conclu que Vincent avait bien une conscience minimale, avec « persistance d’une perception émotionnelle et l’existence de possibles réactions à son environnement ».

En 2015, le Dr Bernard Jeanblanc avait déclaré : « pour l’avoir vu récemment, Vincent n’est pas en état végétatif, mais en situation d’état pauci-relationnel », c’est à dire avec une conscience minimale.

Et pour la mère de Vincent aussi, c’est une certitude : Vincent peut communiquer.

Pour s’en apercevoir, dit-elle, il faut passer un peu de temps avec lui. Avec de l’amour et de l’attention, elle sent qu’il lui arrive d’être conscient.

Qui peut trancher entre ces tous ces avis contradictoires ?

La réponse est : personne.

Car notre compréhension scientifique du cerveau et de la conscience est trop limitée.

Personne au monde ne peut savoir avec certitude ce que vit vraiment Vincent Lambert.

Et surtout, personne ne peut affirmer que son état est « irréversible ».

S’il y a bien une certitude, c’est que nous ne savons pas comment son état peut évoluer.

Car de nombreux cas « inattendus » d’amélioration ou de guérison se produisent régulièrement...

Source : sante-corps-esprit.com