Communion de prière pour la Vie : "Jésus, Marie, protégez la vie " ! (ou toute autre prière à Dieu)

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Témoignage rapporté par le Docteur Elisabeth Kübler-Ross

"Bobby est un jeune enfant américain suivi depuis des années dans un service de pédiatrie pour un cancer ORL. Toute l'équipe le connaît bien. La maladie de l'enfant s'aggrave progressivement.

Un temps arrive où Bobby n'arrive plus à parler car le cancer a envahi sa gorge. Bobby a une ardoise et une craie, et il s'exprime à travers des dessins.

Un jour, tandis que la maladie a beaucoup évolué, il fait le dessin suivant : Un bonhomme séparé d'un tank par un panneau stop.

L'équipe comprend que le tank représente sa maladie et sa mort. Elle comprend que Bobby en a peur. Que faire et que lui dire ?

L'équipe se réunit pour réfléchir.
Quelqu'un dit : « On pourrait effacer le tank. »
Le médecin : « On ne peut pas effacer le tank puisque la maladie est réellement là et qu'on ne sait pas la guérir. »
L'infirmière, qui est la plus proche de l'enfant et qui est un peu comme sa seconde maman, dit à son tour : « Effaçons le bonhomme. Car si on le supprime, il n'aura plus peur. C'est un service à lui rendre. »
Le médecin répond : « Ce n'est pas possible. Nous ne pouvons pas faire cela. »
Quelqu'un dit encore : « Il reste le panneau stop que l'on peut effacer. »
Le médecin : « On ne peut pas effacer justement ce qui le protège actuellement de sa peur. »

Finalement, le médecin entre dans la chambre de l'enfant et s'assoit un moment près de lui. Puis il prend la craie et trace un deuxième bonhomme à côté du premier pour lui signifier qu'il n'est pas seul. L'enfant sourit.

Le lendemain, Bobby fait un autre dessin : c'est un oiseau qui vole dans le ciel.
Et peu après, l'enfant meurt paisiblement de sa mort naturelle."

Source :
Elisabeth Kübler-Ross France (fr)
Elisabeth Kübler-Ross Foundation (en)
Arbeitsgemeinschaft Elisabeth Kübler-Ross (de)

 

 

Une très belle entrevue du Dr Patrick Vinay, sur la fin de la vie, dans la revue Notre-Dame du Cap de novembre 2012, dont voici un extrait :

(Le Dr Patrick Vinay, chercheur et médecin spécialiste des soins palliatifs)

"Les gens ne réalisent pas que la fin de la vie est une période très précieuse pour les humains. Voilà un moment où nos convictions, nos priorités se mettent à changer. C'est comme si notre vie était dans un grand tamis. Toutes nos priorités et nos occupations sont cordées les unes sur les autres. Il y en a tellement que cela ne peut plus bouger. Nos petites priorités empêchent le mouvement des plus grandes. Le tamis est fortement secoué lorsque la maladie grave fait son apparition. Les petites priorités comme refaire la cuisine ou réaménager le chalet, tombent. Qu'est-ce qui reste dans le tamis? Il reste des choses qui ont un nom propre. Il reste les interactions que nous avons avec nos proches. On pense tout à coup à son frère à qui on n'a pas parlé depuis quelques années. On se souvient qu'il faudrait dire quelque chose à son ex-conjoint. Nous consacrons le temps de la fin de la vie à se concentrer sur les choses essentielles. Il y a un désir profond de rencontrer les gens autrement. C'est un moment très précieux. La vie d'une personne ressemble à un arbre. Il n'y a presque plus de feuilles. Il ne reste que l'essentiel mais la personne a encore beaucoup de choses à dire. Il est temps pour elle de se dépouiller afin que les autres puissent la voir autrement. La fin de la vie a toujours été un morceau essentiel de la vie.

La fin de la vie est aussi une expérience collective. En ce sens elle ressemble au début de la vie. Vous ne verrez jamais un bébé tout seul. Il ne pourrait pas survivre sans son entourage. C'est une mini-société qui a permis ce que nous sommes devenus. Il en est de même à la fin de la vie. Nous avons besoin d'un micro environnement afin d'aider la personne malade à se comprendre. Nous avons besoin d'être entourés.

Nous devons accepter que la fin de la vie fasse partie de notre vie et que ce n'est pas une période qu'il faut couper. Les questions suivantes sont importantes : comment meurt-on? De quoi meurt-on? Quand meurt-on? Nous ne sommes pas là pour prendre des décisions pour l'autre même lorsqu'il est dans le coma. Cette personne est encore présente à l'intérieur d'elle-même. Ce temps lui appartient. Nous devons la rendre confortable dans cet état. C'est elle qui va décider du moment où elle va partir. Je vois souvent des personnes dans le coma qui ne meurent pas. Tout à coup sa fille qui réside en Australie vient la voir. Elle n'a rien dit à sa fille mais sa fille a pu lui dire quelque chose. Il y a eu un contact. Et puis, quelques heures plus tard, la mère meurt. La mère a attendu sa fille. Il y a eu une délicatesse de la part de la mère."

Source : Campagne Québec-Vie

 

 

Dans le coma, elle a été sauvée par son gros orteil !

Par Arnaud BÉLIER, 07/10/2016

Nuque brisée, cerveau endommagé : Sam Hemming, étudiante britannique de 22 ans, victime cet été d’un terrible accident de la circulation, a été plongée dans le coma. Les médecins s’apprêtaient à la « débrancher » des machines qui la maintenaient en vie, quand, soudain, la jeune femme a bougé un doigt de pied… Aujourd’hui, elle reparle et marche à nouveau.

À 22 ans, elle se déplace avec un déambulateur. Ses longs cheveux bruns n’ont pas encore complètement repoussé. Mais elle affiche un large sourire. Sam Hemming savoure chaque instant de sa nouvelle vie. La première s’est achevée le 20 juillet sur la M6, la plus longue des autoroutes britanniques, qui longe Birmingham et Manchester jusqu’à la frontière écossaise.

Ce jour-là, l’étudiante en droit, fraîchement diplômée de l’université de Bangor, aux Pays de Galles, est en voiture avec son petit ami Tom Curtis. Elle retourne chez ses parents à Hereford, quand la voiture fait un tonneau. Sa tête heurte la vitre, lui arrachant l’oreille gauche et lui brisant quatre vertèbres cervicales. Des morceaux de métal sont enfoncés dans son bras fracturé à trois endroits. Tom, lui, est indemne. Transportée par hélicoptère à l’hôpital de Conventry, Sam est opérée durant six heures. Les chirurgiens décident de la placer en coma artificiel.

19 jours dans le coma

Dix-neuf jours et trois opérations plus tard, elle n’a toujours pas repris reconnaissance. Les chirurgiens annoncent alors aux parents, dévastés, qu’il n’y a plus rien à faire : le cerveau est endommagé, l’hémisphère gauche ne s’en remettra pas.

« Nous étions dans sa chambre en train de dire adieu à notre fille quand les médecins ont éteint le respirateur artificiel, j’ai crié, raconte au Daily Mail Carol, la mère de la jeune femme. C’est alors que Sam a bougé son gros orteil ! Les médecins ont immédiatement rallumé la machine… »

Quelques jours plus tard, l’étudiante subit une trachéotomie. Les médecins éteignent de nouveau le respirateur. Pari gagné : Sam Hemming respire par elle-même ! Huit jours plus tard, elle est jugée suffisamment en état pour rentrer chez elle à Hereford auprès de sa mère Carole et de son père Jason. Mieux : bien que la partie gauche de son cerveau soit irrémédiablement endommagée, elle est capable de marcher et elle reparle ! Ce qui ne laisse pas d’étonner les neurochirurgiens, l’hémisphère droit n’ayant en théorie pas accès à la parole.

« Elle est littéralement revenue de la mort. Si elle n’avait pas bougé son orteil, elle ne serait pas là aujourd’hui », tremble Carol Hemming. Sam suit aujourd’hui une thérapie, les neurochirurgiens tentant d’aider son cerveau croupion à développer ses fonctionnalités, qui semblent inépuisables. « Quand je regarde des photos de moi dans le coma, cela me semble irréel. Avant mon accident, je voulais être notaire. Mon ambition n’a pas changé, je veux toujours bosser dans le domaine juridique », affirme la jeune femme avec un sourire éclatant.

Source : ouest-france.fr