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MàJ. Bye-bye Papy:

"L'euthanasie, un homicide"

La rédaction

Marie-Thérèse Weber-Gobet,

membre du Conseil de fondation de Pro Senectute

s'exprime sur sa compréhension de l'euthanasie.

Un point de vue assez flou.

Marie-Thérèse Gobet joue sur les mots, qui accuse la presse alémanique de lui reprocher son soutien à l'euthanasie. Reste que si la fribourgeoise rejette l'euthanasie active directe, un "homicide intentionnel [...] interdit en Suisse" elle soutient les yeux fermés "l'euthanasie active indirecte et l'euthanasie passive, comme elle est pratiquée par Exit et Dignitas"; pratique qui surtout l'avantage de pas être "contre la loi".

L'on attendait certes mieux d'un membre du Conseil de fondation de la principale association de défense des aînés du pays.

La différence entre un cocktail lytique inoculé de force et un gobelet tendu, après des mois de pression et de construction culpabilisante sur son inutilité matérielle et sa propre pesanteur à charge de la communauté, à un patient âgé, seul, isolé par la maladie et souvent fragile psychologiquement, paraît aussi mince que la feuille de papier sur laquelle la fondation a couché ses ambitions.

Que Pro Senectute jette ainsi l'éponge du combat en fin de vie pour se draper dans les justifications fumeuses du "suicide organisé" déçoit notamment Marc Früh, UDF bernois:

"Ca me pose un problème quand j'entends ce discours [...] Nous estimons que l'on doit aider les personnes âgées dans leur vieillesse, à accepter leur vieillesse.

[...] J'ai peur que l'interprétation qui peut-être donnée de ce bémol [la distinction effectuée par Mme Gobet] ne mette quelques personnes dans une mauvaise posture dans le sens qu'ils auront le sentiment: "Oh, je suis de trop et puis finalement, maintenant, je suis inutile à la société, pour moi c'est le temps de dégager".

Et ça me fait mal qu'on donne, de la part de Pro Senectute, un signal dans cette direction."

Mme Gobet se défend en insistant sur le droit à la vie des vieux et en parlant d'investissement, tout en admettant, de fait, un droit moral à les pousser dehors.

Un "droit à la mort", qui semble avoir les faveurs de l'intervieweur, et que Marie-Thérèse Gobet baptise benoîtement de l'euphémisme "liberté individuelle". Mais alors si un droit au suicide existe et se justifie pour les personnes âgées sur la base de la seule liberté individuelle, il doit exister pour tous les âges et doit être également bon, que l'on ait 20 ans ou 80. Curieusement, cela, personne ne le dit. Mais si le suicide est mauvais à 20 ans, pourquoi, au nom de quelle vision, ne l'est-il plus à 80 ?

Manque encore l'acception matérialiste et financière qui, somme toute, détermine la totalité des choix moraux de notre époque. L'humain ? Une tête de bétail qui doit rapporter à 20 ans et cesser de coûter à 80; voilà tout.(...)

Et, au hasard d'internet, ce à quoi peut ressembler une euthanasie "légale"? La mise en scène des pourvoyeurs d'euthanasie sur la personne de Michèle Causse, théoricienne lesbienne, auteur, écrivain, avec quelques dernières manifestations d'esprit:

"C'est comme si on était un peu un chien, chez un vétérinaire"

L'infirmière de Dignitas lui retirant son dernier carré de chocolat, ultime douceur terrestre, pour qu'il ne reste pas dans la bouche de la morte, tout en lui parlant de nuages, sans doute pour lui parler du ciel, alors que l'autre est en train de crever, l'oeil révulsé...

Tant de conscience professionnelle, d'automatisme, glace. La fausse tendresse, les faux sourires pétrifient. Ces hommes et ces femmes qui invoquent la mort et la convoquent comme un dieu qu'on soumet ont quelque chose de profondément inhumain.

Et puis il y a cette phrase, cette seule phrase qui dit tout du désarroi de celle qui vivait encore et qui ne vit plus déjà:

"J'avais tellement de vertiges ces derniers temps"

Elle avait des vertiges.

Source : les observateurs.ch