Communion de prière pour la Vie : "Jésus, Marie, protégez la vie " ! (ou toute autre prière à Dieu)

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Une question délicate relative à l'affaire Vincent Lambert

 

Question reçue :

Je me félicite que l'affaire Vincent Lambert soit devenue une sorte d'étendard national dans le sens où cette affaire incite à des réflexions sur plusieurs questions importantes et cruciales.

Je cherche à m'informer et je commence à entrevoir l'étendue et aussi la diversité des problèmes associés ainsi soulevés.

À titre d'exemple, je demeure surpris par l'acharnement et par l'obstination qui me parait déraisonnable à vouloir euthanasier Vincent Lambert le plus rapidement possible. En effet, Vincent Lambert étant dans un état peauci-relationnel, il ne souffre pas... L'alimentation par gastrostomie est un procédé banal particulièrement rudimentaire et peu couteux...etc.etc.

Ceci dit, je vous serais reconnaissant, s'il vous était possible, de me fournir des précisions et votre avis sur un aspect de l'affaire pour lequel je suis dans le brouillard. (Ici, je crois utile de préciser que je ne suis ni catholique, ni juriste; et je m'excuse de la brutalité et du côté sommaire de la formulation que je vous soumets)

En bref, le facteur qui m'embarrasse est relatif à la situation dramatique de Madame Rachel Lambert qui, en quelques sortes, se trouve placée dans le dilemme du veuvage (avec possibilité de remariage) ou du divorce.

Je me contente de recopier bêtement, sans vérification ni coordination, quelques passages sur le divorce, lus dans Internet.

*** La législation française - Loi du 11 juillet 1975. L'article 238, alinéa 1, du Code civil prévoit que le conjoint de l’incapable majeur peut demander le divorce lorsque les facultés mentales du majeur protégé se trouvent si gravement altérées depuis au moins 6 ans qu’aucune communauté de vie ne subsiste entre les époux et ne pourra, selon les prévisions les plus raisonnables, se reconstituer dans l’avenir».

*** La position de l'Église catholique. Les liens du mariage religieux ne peuvent pas être rompus. (Indissolubilité du mariage). l'Église ne permet pas le remariage religieux d'un époux divorcé et ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Dans certains cas, l’Église peut prononcer une reconnaissance de nullité du sacrement de mariage .... L'un des époux est atteint de troubles psychiques rendant impossible la vie de couple. La déclaration de nullité de mariage prend en considération une carence grave qui marque le consentement au jour du mariage, et non une situation seulement postmatrimoniale.

Réponse par Christophore :

Quel que soit le droit sur la nullité du mariage, la position de l'Eglise catholique sur les cas comme celui de Vincent Lambert est bien connue. Comme la plupart des religions à ma connaissance, elle considère que le meurtre d'un innocent est un péché contre le 5ème commandement de Dieu : "Tu ne tueras point."