Communion de prière pour la Vie : "Jésus, Marie, protégez la vie " ! (ou toute autre prière à Dieu)

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L'hypocrisie de la langue étouffe la France.

Elle accepte sans broncher qu'il y ait une loi Leonetti, puis une loi Leonetti-Claeys, qui dit qu'il n'y aura pas d'euthanasie en France.

Qui dit aussi que cette sédation profonde et terminale, c'est pour éviter de grandes souffrances, des souffrances insupportables, "incontrôlables" de la fin de vie, des maladies incurables.

Or, aujourd'hui, le même Leonetti dit que l'assassinat de Vincent Lambert n'en est pas un.

La sédation profonde et continue, jusqu'à la mort, et l'arrêt de l'hydratation et de l'alimentation sont en passe d’être admis hypocritement comme une voie qui ne serait pas euthanasique.

C'est vrai qu'elle n'est pas euthanasique, elle est "thanasique" car il n'y a pas de bonne mort là-dedans. Voler la mort au malade, ce n'est pas lui offrir une bonne mort. Une balle en plein coeur serait plus clémente. Avec un silencieux pour ne pas affoler les chambres avoisinantes.

Mais pour arriver à dire que la mise à mort de Vincent Lambert n'est pas un assassinat, à mon avis il faut avoir perdu tout sens de la vérité, de l'humanité, du respect des auditeurs ou des lecteurs dont on se moque sans vergogne.

L'assassinat, selon sa définition, est un meurtre prémédité.

Le meurtre, c'est la privation de la vie d'un innocent.

En cela, il se distingue de la peine de mort qui est la mise à mort d'un être jugé coupable après un jugement rendu.

Or, nous sommes tous d'accord que Vincent Lambert est innocent.

Nous sommes tous d'accord que c'est un être fragile, qui mérite la compassion et certainement pas une mise à mort longue, préméditée, qui est donc un assassinat.

Selon le principe « le doute profite à la vie », devant le doute sur ce que Vincent Lambert aurait souhaité, il doit être laissé en vie et rééduqué dans une perspective de vie.

De toute façon, et quoiqu'il aurait souhaité, le rôle du médecin n'est pas d'être un tueur à gages, ni un prestataire de services de mort à la demande et à la carte.

Si Vincent Lambert, souhaitait mourir, cela n'autoriserait pas le médecin à se constituer bourreau. Ce serait contraire au serment d'Hippocrate et ce ne serait plus un acte médical.

Non, il s'agit ici d'un acte anti-médical, un acte qui est intentionnellement donneur de mort.

On a eu coutume d’excuser l’inique loi de Lesonetti en arguant de l’intention qui serait de soulager des douleurs insupportables sans pour autant que la mort ne soit recherchée ni expressément voulue.

Aujourd’hui Leonetti lui-même nous détrompe. Devant Vincent Lambert, volontairement mis à mort, Leonetti jette le masque, qu’il portait pour faire accepter la loi la plus hypocrite de l’histoire, et dit clairement que vouloir, rechercher et administrer intentionnellement la mort à un handicapé ne souffrant pourtant pas (de l’avis même des experts des tribunaux), ce n’est pas un assassinat.

D’autre part, il a été dit qu’il est possible de donner des sédatifs pour éviter une douleur incontrôlable mais que l'intention n'est pas de donner la mort mais de soulager la souffrance.

Or, ici, l'intention explicite est de donner la mort. Il y a donc mésusage des sédatifs puisqu’il a été établi par des experts que Vincent Lambert ne souffrait pas.

Répondre à cela qu'il ne souffrira pas parce qu'il est endormi, est un a priori, car bien des malades ont fait part à leurs médecins des souffrances psychiques insupportables qu'ils ont endurés sous morphine ou sous d'autres sédatifs en post-opératoire.

Ce qui est empêché, c'est l'expression de la douleur : la famille verra Vincent Lambert détendu. Ses muscles seront relâchés. Cela, oui. Mais lui, dans son psychisme, il n’en souffrira que plus.

La loi de Leonetti, est l’une des lois les plus criminelles que notre humanité ait produites.

Ceux qui meurent par la loi Leonetti, sont privés même de leur ultime dignité d'offrir leur vie aux intentions qu'ils souhaitent. Leur mort leur est volée. Et le pays devient un vaste couloir de la mort.

Quant à Vincent Lambert, les experts des tribunaux ont établi qu’il :

1 -ne souffrait pas

2- n'était pas en fin de vie

3- n’était pas un légume

4- n'était pas victime d'acharnement thérapeutique ou d'obstination déraisonnable

5- pouvait être transféré dans un service spécialisé pour son état.

Dès lors, qu'est-ce qui justifie ses pertes de chances et finalement sa mise à mort ?

 

Pierre Menhir