Communion de prière pour la Vie : "Jésus, Marie, protégez la vie " ! (ou toute autre prière à Dieu)

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Il n'y a pas de meilleur moyen de manipuler que la confusion du langage. Et, précisément, la plus grande confusion règne dans le public quant à la signification des mots employés. Or, la question de l'euthanasie, trop importante pour être tranchée sur des sentiments plus ou moins manipulés par divers lobbying, demande à être bien posée, ses termes éclaircis, les choix possibles documentés et les réponses doivent pouvoir être réfléchies. Mais, actuellement, une telle confusion règne sur le sujet et ses termes sont si peu précis que quiconque veut échapper à la souffrance, ou éviter un acharnement déraisonnable, va dire : "oui", à l'euthanasie, sans même voir les dérives auxquelles cette autorisation ouvrirait la porte.

Par honnêteté intellectuelle et par loyauté envers ceux qui nous lisent, nous avons jugé nécessaire de donner une définition des termes couramment employés.

Mais d'aucuns, cherchant à manipuler le public, feront un glissement des sens dans les termes. D'où nécessité de stopper tout dialogue et donner la plus mauvaise note à quiconque veut pêcher en eau trouble en manipulant les sentiments, les frayeurs, l'angoisse devant la souffrance et devant la mort « non maîtrisée » (elle ne peut JAMAIS être maîtrisée par l'homme, même si son moment était choisi par lui).

Regardons la signification des termes :

Acharnement thérapeutique : obstination déraisonnable, du médecin seul, de maintenir par des moyens disproportionnés, une vie quasi végétative qui naturellement ne pourrait continuer, et ce, sans espoir d'amélioration

Abstention thérapeutique : un acte médical (de soin là sans quoi on parlerait d'euthanasie passive) qui consiste à ne pas ou ne plus administrer tel ou tel voire la totalité de remède, ou encore de s'abstenir de tel ou tel voir de la totalité d'acte thérapeutique, en vue d'obtenir une meilleure démarche de soin (mettre le patient en observation, faire une fenêtre thérapeutique – suspension momentanée d'un traitement pour en améliorer la réponse ultérieure - , laisser l'organisme au repos pour le préparer à un examen ou à une intervention ultérieure etc).

Euthanasie : (étymologiquement vient du grec : eu = bon et thanatos = la mort) par convention, signifie l'induction active ou passive, directe ou indirecte de la mort sur autrui. Voyons tous ces termes.

Euthanasie active : administration par autrui à une personne d'une substance quelconque qui entraine directement la mort, avec l'intention de la donner.

Euthanasie passive : l'arrêt par autrui des thérapeutiques prolongeant la vie d'une personne.

Euthanasie directe : c'est l'intention euthanasique qui est recherchée : la mort est voulue comme fin de l'acte « médical » (qui n'en est plus un).

Euthanasie indirecte : l'intention n'est pas de donner la mort mais de soigner ou de soulager la souffrance. Les produits nécessaires (sans possibilité qu'il en existe d'autres !) administrés dans ce but peuvent hâter la mort, d'où euthanasie. Pourtant, ce n'est pas cette mort qui est recherchée mais le soin, d'où indirecte.

Mais pour qu'on parle d'euthanasie indirecte, il faut que le médecin n'ait pas d'autre possibilité de soulager le patient que ce seul produit. S'il y en a d'autres mais qu'il choisit ceux-là pour hâter la mort, l'euthanasie indirecte se transforme en euthanasie active directe.

Suicide : se donner la mort, à soi-même.

Suicide assisté : intervention d'un tiers pour la préparation et la mise à disposition de la substance létale (donnant la mort) mais c'est le patient qui doit la prendre et se l'administrer.

Quant aux termes euthanasie volontaire, non-volontaire et involontaire, nous nous en abstenons en raison de la confusion qui s'y introduit. En effet, euthanasie se prend du côté du médecin, suicide se prend du côté du patient. Suicide est toujours volontaire. Euthanasie l'est ou non, selon ce que veut le médecin, non selon ce que veut le malade qui la subit.

Ajoutons enfin que, contrairement à son étymologie, l'euthanasie n'est ni bonne ni douce, tant du côté de celui que l'on force à l'administrer que du côté du patient. Celui-ci en effet peut, manipulé par l'entourage qui lui fait sentir son inutilité, demander la mort, c'est-à-dire sa propre euthanasie. Mais cette mort n'a rien de douce ni quant à son motif ni quant à son déroulement. Une fois le produit létale administré (proche de ceux de la peine de mort dans les contrées où elle se fait légalement) la mort fera son œuvre. Le malade échappe au temps et entre dans une durée qui peut être très très longue. Il ne réagira plus envers son entourage mais vivra son geste – en tant que voulu – dans une durée indéfinissable et pénible pour lui. Les suicidés « réanimés » en témoignent souvent. Le malade porte le poids de son choix mais aussi le fait d'y associer un (ou plusieurs) autres acteurs.

Ne nous laissons pas berner ! La mort la plus douce est celle qui nous advient « naturellement », car elle arrive au moment où toutes les dimensions (corporelle, affective, spirituelle) de la personne y sont prêtes et en harmonie.