Communion de prière pour la Vie : "Jésus, Marie, protégez la vie " ! (ou toute autre prière à Dieu)

Pour vous inscrire, cliquez ici ! Nombre de priants : 3 842


 

Pourquoi ne pouvons-nous plus soutenir la loi Leonetti ?

Tout récemment, M. Leonetti a déclaré que "sa loi" pouvait très bien s'appliquer à Vincent Lambert, ce jeune homme tétraplégique qui a bien une vie de relation - même si ce n'est pas à la manière d'un crac de Polytechnique, mais à la manière d'un être humain handicapé.

Quel message Leonetti fait-il ainsi passer ? N'est-ce pas comme s'il disait (comme d'ailleurs il l'a déjà dit d'autres fois) : "Allez, allez, je suis prêt à tous les élargissements voulus pourvu qu'on garde "ma" loi".

Vincent Lambert n'est ni en fin de vie, ni souffrant.

Donc Leonetti semble trouver normal d'euthanasier les personnes handicapées ? Puis, pourquoi pas, les vieillards, les enfants malades, les malades mentaux, il n'y a plus aucune limite. Et cela, sans leur demander leur avis, bien sûr !

Ceux de l'équipe soignante de Vincent Lambert, qui poussent à décider sa mort, reconnaissent "ne pas savoir avec certitude" ce qu'il perçoit ou ne perçoit pas. Donc dans le doute de savoir s'il veut vivre ou non, ils voudraient le tuer. De soif.

Mais cette absence de certitude est présente pour nombre de personnes dépendantes d'autrui ! Si la logique de Leonetti est suivie, il suffit qu'une "équipe" juge ou qu'un proche souhaite, pour des raisons plus ou moins avouables, la mort d'une personne, pour qu'il devienne normal d'accéder à ce souhait et de faire mourir cette personne de faim et de soif sous une camisole de force chimique. Car la fameuse "sédation" n'est rien d'autre que cela. Les psychiatres le savent bien : le malade sous psychotrope cesse d'être gênant, il ne s'exprimera plus (ne le pourra plus) mais continuera à souffrir comme "sous cloche" (le fameux "effet cloche" de certains psychotropes est très bien connu), et il souffrira plus encore que sans, car la majorité de ces psychotropes exacerbe, précisément, la soif.

Selon Leonetti, "sa" loi permet déjà cela. Par conséquent, de la bouche même du législateur, cette loi que certains portent aux nues, permet déjà l'euthanasie, et l'euthanasie la pire, celle qui est torturante par une soif qui rend fou, celle qui met le malade en isolement total par rapport à ses proches, en isolement d'angoisse seul avec sa souffrance, comme "sous cloche chimique" par la sédation, sans lui permettre la moindre expression de sa souffrance pourtant réelle, euthanasie hypocritement dite « passive » qui est tout sauf une bonne mort, car elle se fait au contraire dans une agonie plus longue et plus douloureuse que l'exécution des condamnés à mort dans les pays où le peine de mort existe inscrite dans les lois.

La loi Leonetti est le plus directement contraire aux exigences d'humanité, de l'Evangile, des demandes répétées des papes, car non seulement elle permet à autrui de décider pour vous, mais elle vole votre mort, votre relation à vos proches, votre préparation spirituelle à la mort. Elle ne permet pas à votre conscience de la voir venir et de la regarder en face pour la vivre dans toute votre dignité humaine : celle que vous confère votre conscience et, plus encore, votre âme spirituelle. Votre âme spirituelle dont on ne vous parle jamais, cette âme spirituelle qui vous permet de passer la mort victorieusement, cette âme spirituelle qui vous rend capable d'aimer, de reprendre en un instant toute votre vie et l'offrir dans un acte d'amour, réparant par cet amour tous les ratés passés, cette âme spirituelle qui vous différencie du crapaud, du porc ou de l'hippopotame. Cette âme spirituelle qui fait que vous êtes un être humain et qui fonde la dignité de l'homme.

Voler la mort de l'homme c'est voler sa dignité d'homme.

Le législateur de la loi Leonetti vient de déclarer que sa loi pouvait s'appliquer à un handicapé qui est jeune, qui ne souffre pas et qui n'est pas en fin de vie. Cela revient à dire qu'il est possible – et qu'il convient, visiblement - de tuer toutes les personnes qui seraient dépendantes, d'une manière ou d'une autre. Car leur vie ne serait plus digne, ne vaudrait plus la peine d'être vécue - puisqu'elle ne serait plus utile (entendez : productive !).

L'homme, dans une telle perspective, serait donc réduit à l'état de machine ! Il devient un produit "jetable" dès qu'il cesse d'avoir une utilité économique : nous ne sommes visiblement toujours pas sortis du matérialisme marxiste où « l'homme est travail » !

Nous sommes en plein dans cette "culture du déchet" que le Pape François ne cesse de dénoncer. Pourquoi ne faites-vous pas ce qu'il demande ? Pourquoi ne l'écoutez-vous même pas ? Ou encore : pourquoi ne retenez-vous de ses discours que ce qui vous arrange ? Regardez son discours aux ambassadeurs : pourquoi quand il dénonce l'avortement ET L'EUTHANASIE, les media ne vous ont dit que ses propos sur l'avortement ?

Il y a eu à Paris une marche pour la vie : pourquoi, à l'approche d'une loi sur l'euthanasie (« la fin de vie » comme ils appellent hypocritement la mort, choquant ainsi tous les citoyens qui ont une religion) ce silence assourdissant ? Pourquoi les media, au sujet de cette marche pour la vie, font comme si le combat pour la vie ne concernait que l'avortement et non aussi l'euthanasie, alors que la loi nous pend aussi au nez ?

Cette désinformation relève de la manipulation ! Réveillez-vous donc !

Quant au chrétien, il sait ce que dit le Christ Jésus : "Celui qui donnera à boire à l'un de ces petits... rien qu'un verre d'eau, il ne perdra pas sa récompense" (Mt 10, 42). Or, c'est exactement l'inverse que propose Leonetti : ne pas donner à boire à celui qui a soif ! 

Alors entendez l'autre parole de Jésus dans Matthieu 25 :

"Allez loin de moi, au feu éternel, maudits ! Car j'avais faim et vous ne m'avez pas donné à manger, j'avais soif et vous ne m'avez pas donné à boire... Ce que tu n'as pas fait à l'un des PLUS PETITS des miens, c'est à Moi que tu ne l'as pas fait".

C'est ce que vous voulez ? Pour vos proches ? Puis... pour vous ?

 

un collectif de soignants et d’accompagnants