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L'archevêque de Reims, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, a appelé vendredi à ce que la société française "ne s'engage pas sur la voie de l'euthanasie", quelques jours avant la procédure d'arrêt des soins de Vincent Lambert programmée à partir de lundi.

"Prions pour M. Vincent Lambert", sa famille et ses amis. "Prions pour les médecins, le personnel infirmier et soignant du CHU de Reims qui s'occupent de lui. Prions pour ceux qui ont eu et qui ont encore à décider de son sort", a appelé Eric de Moulins-Beaufort dans cette prière envoyée aux communautés paroissiales et destinée à être lue dimanche lors de la messe.

"Prions pour que notre société française ne s'engage pas sur la voie de l'euthanasie", a-t-il ajouté, alors que le débat autour du sort de Vincent Lambert, tétraplégique dans un état végétatif depuis plus de 10 ans, a pris une nouvelle dimension avec l'annonce de l'interruption des soins à partir du 20 mai.

Mercredi, le tribunal administratif de Paris a rejeté un recours en urgence des parents de Vincent Lambert, qui invoquaient "l'atteinte grave et manifestement illégale portée au droit au respect de la vie et au droit au recours effectif, qui constituent des libertés fondamentales".

Les parents de Vincent Lambert, Pierre, 90 ans, et Viviane, 73 ans, fervents catholiques, appellent, avec l'association "Je soutiens Vincent", à un rassemblement dimanche devant l'hôpital de Reims où se trouve leur fils afin de tenter d'empêcher l'arrêt programmé des traitements.

"Ce dimanche 19 mai, je serai dès 15 heures devant l'hôpital de Reims pour les supplier de continuer à hydrater et nourrir Vincent", écrit Mme Lambert sur le site de "Je soutiens Vincent".

L'affaire, devenue un symbole du débat sur la fin de vie en France, déchire sa famille: d'un côté, les parents, un demi-frère et une soeur s'opposent à l'arrêt des soins; de l'autre, son épouse Rachel, son neveu François et six frères et soeurs du patient dénoncent un acharnement thérapeutique.

 

Source : actu.orange