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5 mai 2019 – Communiqué des médecins conseils des parents de Vincent Lambert

Nous, médecins conseils des parents de M. Vincent Lambert, disposant d’une longue expérience des personnes en état chronique de conscience altérée, tenons à réagir aux propos de ce jour de Madame le Ministre de la santé Agnès Buzyn, commentant la saisine du Comité international des droits des personnes handicapées (CIDPH) de l’ONU par les parents de M. Vincent Lambert.

Madame le ministre déclare que « Les parents de Vincent Lambert se sont retournés vers ce comité qui s’occupe des personnes handicapées, et non des personnes en état végétatif comme Vincent Lambert ».

Nous tenons à rappeler la définition du handicap : « toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. » Article L114 du Code de l’action sociale et des familles.

Les patients en état de conscience altérée ont des séquelles motrices et intellectuelles secondaires à des lésions cérébrales acquises lors d’un accident ou d’un AVC. Leur état peut rester stable, sans intervention médicale lourde, pendant de nombreuses années.
Ils sont donc bien handicapés au sens médical et juridique.
Ils ne sont ni mourants ni en fin de vie pendant toutes ces années.
Leur décès survient habituellement à l’occasion d’une complication aiguë qui peut alors faire l’objet de limitations thérapeutiques conformément à la loi Léonetti-Claeys.

Nous sommes d’autant plus étonnés des propos de notre Ministre que :
– les conditions de la prise en charge des personnes en état végétatif et paucirelationnel sont définies par une circulaire du ministère de la santé, en date du 3 mai 2002, toujours d’actualité. On compte environ 150 unités dédiées « EVC-EPR », adaptées aux singularités de leurs handicaps, généralement adossées à un service de Médecine Physique et de Réadaptation (spécialité prenant en charge les personnes handicapées), parfois un autre service de SSR. En savoir plus

– le Ministère des Solidarités et de la Santé a accueilli le 3 octobre 2018 un colloque sur « la vie au quotidien des personnes EVC ou EPR dans les unités dédiées » avec présentation du rapport scientifique de l’université de Rouen et d’un Livre Blanc sur la prise en charge de ces patients en les présentant comme des personnes handicapées et relevant de la prise en charge du handicap dans notre pays. En savoir plus

Nous affirmons que, comme les 1.700 autres patients français dans cette situation de handicap sévère, Monsieur Vincent LAMBERT « a droit à la solidarité de l’ensemble de la collectivité nationale, qui lui garantit, en vertu de cette obligation, l’accès aux droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens… » Article L114-1 du Code de l’action sociale et des familles.

Le droit à la vie, d’une façon digne, adaptée et respectueuse de sa situation, en est un.

Professeur Xavier DUCROCQ
Neurologue, chef de service de neurologie

Docteur Bernard JEANBLANC
Chef de service d’une unité de patients en état de conscience altérée

Docteur Catherine KIEFER
Médecin de Médecine Physique et de Réadaptation
Chef de service d’une unité de patients en état de conscience altérée

Docteur Edwige RICHER
Neurologue et Médecin de Médecine Physique et de Réadaptation
Ancien chef de service d’une unité de patients en état de conscience altérée
Formatrice

Professeur Hervé VESPIGNANI
Neurologue, ancien chef de service de neurologie

Source : jesoutiensvincent.com