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La justice confirme la tutelle de Rachel Lambert sur son mari Vincent

par Delphine de Mallevoüe, 08/07/2016

Le tuteur de Vincent Lambert, un handicapé en état de conscience minimale depuis 2008, sera bien son épouse, Rachel Lambert, favorable à l'arrêt de son alimentation. L'arrêt de la cour d'appel de Reims a confirmé, vendredi, la décision du juge des tutelles qui, le 10 mars dernier, avait décidé de confier à Rachel Lambert la tutelle de son mari pour les dix prochaines années. Décision que les parents du jeune homme, qui se battent en justice depuis trois ans pour son maintien en vie, avaient contesté en appel. Le juge avait également désigné l'Union départementale des associations familiales de la Marne (UNAF) comme «subrogé tuteur», une sorte de suppléant.

Vendredi, dans son arrêt, la Cour a confirmé «en toutes ses dispositions la décision contestée». Une nouvelle «délirante» pour les parents de Vincent Lambert, se scandalisent leurs avocats. «On a donné les clés de la protection de la personne de Vincent à celle qui se bat depuis trois ans pour qu'il meurt et qui a quitté son chevet depuis lors pour la Belgique», disent Me Jean Paillot et Me Jérôme Triomphe. «On marche sur la tête!», s'étranglent-ils en confiant avoir décidé de «partir en cassation».

«Bienveillance vérifiée et acquise»

Lors de l'audience pourtant, la procureure générale avait fait valoir que, certes «la situation physique et mentale de Vincent Lambert commandait d'ordonner une mesure de protection sous forme de tutelle», mais qu'il n'était «pas opportun de désigner Rachel Lambert tutrice de son époux», que «la désignation d'un tuteur et d'un subrogé tuteur dans le cercle familial reviendrait à contrecarrer la neutralité recherchée» et qu'il conviendrait de «désigner deux tuteurs extérieurs à la famille, d'une part une personne morale et d'autre part une personne physique». Le parquet général de Reims avait alors soutenu les positions des parents Lambert dans 15 pages de conclusions très motivées et très sévères pour le CHU et pour Rachel Lambert.

La désignation d'un représentant légal avait été demandée le 23 juillet 2015 par le Dr Daniela Simon, médecin de Vincent Lambert à l'hôpital de Reims, en même temps qu'elle avait décidé de suspendre la procédure de consultation «collégiale» pouvant mener à un arrêt des soins.

A l'audience du 10 mars, pour fonder sa décision de confier à Rachel Lambert la tutelle de son mari, le juge avait estimé que «sa bienveillance depuis l'accident de son conjoint» était «vérifiée et acquise», qu'elle n'avait «pas failli dans ses missions de représentation». «Les huit années passées sans remise en cause de son habilitation générale en sont la démonstration», avait dit le juge des tutelles.

Les parents veulent un transfert

Les parents de Vincent Lambert demandent depuis trois ans le transfert de leur fils dans un autre hôpital que celui de Reims où il demeure depuis des années. C'était pour eux l'enjeu de la tutelle, avant que ne soit désignée son épouse qui, elle, «ne demandera jamais le transfert de Vincent».

Cette nouvelle décision de justice intervient après que la cour administrative d'appel de Nancy a ordonné au CHU de Reims, le 16 juin, dans une autre procédure à l'initiative de François Lambert, le demi-neveu de Vincent Lambert, opposé à son maintien en vie, de reprendre la «procédure collégiale» pouvant mener à un arrêt des soins. Il s'agira de la troisième fois. L'hôpital de Reims, qui a déjà lancé par deux fois ces procédures, d'abord sous l'autorité du Dr Eric Kariger puis du Dr Daniéla Simon, avait sitôt indiqué qu'il prenait «acte de la décision de la cour» et qu'il se conformerait «à l'injonction qui lui a été faite». Mais de nouveau, Pierre et Viviane Lambert, les parents, ont décidé de se pourvoir devant le Conseil d'État contre cette décision.

Source : lefigaro.fr