Communion de prière pour la Vie : "Jésus, Marie, protégez la vie " ! (ou toute autre prière à Dieu)

Pour vous inscrire, cliquez ici ! Nombre de priants : 4 233


 

Vème ASSEMBLÉE GÉNÉRALE de l'ACADÉMIE PONTIFICALE POUR LA VIE (extraits des conclusions)

24-27 février 1999

LA DIGNITÉ DU MOURANT

1. Nous voulons avant tout réaffirmer que la vie humaine est sacrée et inviolable, à chacune de ses étapes et en toute situation. Un être humain ne peut jamais perdre sa dignité, quelle que soit la condition physique, psychologique ou interpersonnelle dans laquelle il se trouve. C'est pourquoi chaque personne mourante mérite et exige le respect inconditionnel dû à chaque personne humaine.

2. «Jamais comme à l'approche de la mort et dans la mort elle-même, la vie doit être célébrée et exaltée. Celle-ci doit être pleinement respectée, protégée et assistée, même chez ceux qui en vivent la conclusion naturelle» (Jean-Paul II, 25 août 1990). Lorsque le médecin est conscient qu'il n'est plus possible d'empêcher la mort du patient, et que le seul résultat d'un traitement thérapeutique intensif serait d'apporter une souffrance supplémentaire, il doit reconnaître les limites de la science médicale et de son intervention personnelle, et accepter le caractère inévitable et inéluctable de la mort. (...)

L'engagement du médecin et des autres agents de la santé doit cependant se poursuivre, dans l'application attentive et efficace de ce que l'on appelle les «thérapies proportionnées et les soins palliatifs».

3. Le contrôle de la douleur, ainsi que l'accompagnement humain, psychologique et spirituel des patients sont donc des devoirs qui reviennent au médecin et au personnel de la santé et sont aussi nobles et essentiels que les interventions thérapeutiques.
(...)
La pratique séculaire du Serment d'Hippocrate peut encore servir comme inspiration et direction dans la vie personnelle et dans l'exercice de leur noble profession.

4. Que la personne mourante ne soit jamais privée de la présence réconfortante de sa famille et de tous ceux qui l'assistent avec amour, de leur assistance humaine précieuse et diversifiée, indépendamment du fait qu'il puisse comprendre leur participation solidaire et leur soulagement fraternel à sa douleur.

5. (...) Il est nécessaire, dans ce contexte, de promouvoir et d'encourager une véritable culture de la vie, qui assume également la réalité de la fin et de la limite naturelle de la vie terrestre. Ce n'est qu'ainsi qu'il sera possible d'empêcher que la mort ne soit réduite à un événement purement clinique, ou qu'elle ne soit privée de sa dimension personnelle et sociale.

6. Nous refusons avec force et conviction absolue toute forme d'euthanasie, entendue comme le recours à des actions ou à des omissions à travers lesquelles l'intention est de procurer la mort d'une personne, afin de lui éviter la souffrance et la douleur.

Dans le même temps, nous voulons exprimer notre proximité humaine et chrétienne à tous les malades et en particulier à tous ceux qui voient s'approcher la fin de leur existence terrestre et qui se préparent à la rencontre avec Dieu, notre Béatitude.

Pour nos frères, nous demandons que soit évité l'«abandon thérapeutique», qui consiste dans la négation des traitements et des soins qui soulagent les souffrances. Il faut, en outre, éviter que de tels traitements et de tels soins fassent défaut en raison de considérations d'ordre économique.

Dans l'affectation des ressources financières, les thérapies et les soins dus aux malades graves et aux personnes mourantes doivent trouver une considération attentive et solidaire.

7. Nous invitons les législateurs et les responsables des gouvernements et des institutions internationales à exclure la légalisation ou la dépénalisation de la pratique de l'euthanasie ou de l'assistance au suicide. L'acceptation légale du meurtre volontaire de la part d'un autre membre de la société bouleverserait dans ses racines l'un des principes fondamentaux de la coexistence civile.

8. En outre, il est facile de prévoir qu'une telle approbation légale conduirait à la perte de la confiance nécessaire dans les médecins de la part des patients, et ouvrirait la voie à toutes sortes d'abus et d'injustices, en particulier au détriment des plus faibles.
(...)

Source : Site du Vatican - Académie Pontificale pour la Vie