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Euthanasie : « Les lois introduisant des exceptions sont la porte ouverte à toutes les dérives »

par Jean-Marie Dumont, 26/01/2015

Miroslav Mikolasik, député européen d’origine slovaque, était présent à la Marche pour la vie le 25 janvier à Paris.

Qu’est-ce qui vous a conduit à participer pour la première fois à cette 10e Marche pour la vie ?

Je suis ici, car j’ai été invité par les organisateurs de la Marche… Je suis un député pro-vie. Je suis aussi père de famille et médecin. En tant qu’anesthésiologue, j’ai une connaissance précise des techniques de traitement de la douleur. À ce titre, je peux affirmer que les douleurs les plus importantes peuvent être soulagées. C’est essentiel, car les arguments invoqués par les partisans de l’euthanasie reposent notamment sur l’idée qu’il y aurait des douleurs impossibles à soulager. Or, c’est faux.

Plusieurs pays ont introduit l’euthanasie dans leurs législations. Que nous enseignent ces expériences ?

Les lois sur l’euthanasie introduisant des exceptions sont une porte ouverte à toutes les dérives. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe en Belgique, au Luxembourg. On introduit des « exceptions » d’euthanasie pour des cas prétendument très particuliers. Et ensuite on procède à des euthanasies sur des personnes dont la situation ne correspond pas à ces exceptions.

En Belgique, on euthanasie les prisonniers qui le demandent, alors même qu’ils ne sont pas en fin de vie et que leur douleur n’est pas insupportable : simplement, ils en ont assez d’être en prison ! Je connais aussi en Hollande le cas d’une jeune fille de 25 ans qui a demandé à être euthanasiée après une rupture amoureuse qui l’avait désespérée. Et elle l’a été. Les parents de cette jeune fille, leur fille unique, étaient détruits.

Que faut-il faire alors ?

Porter toute notre attention sur les soins palliatifs ! Et ceux qui disent que cela pose un problème financier sont à côté de la plaque. Dire qu’on va tuer quelqu’un avec du poison à cause d’un problème financier est évidemment inacceptable.

Dans un certain nombre de gouvernements européens, il semble que l’euthanasie apparaisse comme un progrès à poursuivre…

Beaucoup de ministres et de juristes qui se penchent sur ce sujet partent de l’idée que c’est nécessaire. Mais on oublie un peu vite qu’à la fin ce sont les médecins qui vont devoir faire le travail, donner le poison aux patients. Je propose donc que le ministre de la Justice des pays adoptant l’euthanasie vienne chaque jeudi injecter lui-même le poison avec la seringue. Après tout, c’est à ceux qui poussent ce genre de réforme de prendre leurs responsabilités ! Mais, dans les discussions avec des politiques, on me dit souvent : jamais je ne ferais cela ! Alors pourquoi vouloir l’imposer si on y est personnellement opposé ?

Comment voyez-vous, du point de vue européen, la pression exercée par les institutions communautaires sur les pays ?

Fort heureusement, l’avortement, l’euthanasie et les questions de santé en général, ne relèvent pas de l’Union européenne, mais restent de la compétence des États. C’est un motif d’espoir, car si les institutions communautaires avaient le pouvoir de légiférer dans ces domaines il y a fort à craindre que ces législations ne soient très libérales. L’atmosphère à Bruxelles est plutôt opposée à la vie, éloignée du respect de la personne. C’est donc une vraie liberté dont disposent les États et qu’il faut voir comme une opportunité et un motif d’espérance.

Jean-Marie Dumont

Source : famillechretienne.fr