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La vie humaine, une valeur en chute

par Charles Rouvier, étudiant, 22/06/2014

L’euthanasie, tout comme l’avortement, si elle peut soulager une situation individuelle difficile, est néfaste à la société.

Le 11 juin s’est ouvert le procès du docteur Bonnemaison. Ce médecin compatissant, au lieu de s’acharner méchamment à soigner des gens, aurait attaqué le problème à la source en les euthanasiant. Le débat de l’euthanasie est à nouveau ouvert, comme pour l’affaire Vincent Lambert.

L’euthanasie progresse. Les trois pays du Benelux l’autorisent déjà entièrement. La Suisse, l’Allemagne et la Suède autorisent ce qu’il est convenu d’appeler le « suicide assisté » et les autres admettent, sinon en droit, du moins de fait, l’euthanasie passive, c’est-à-dire de « débrancher » le patient. Dans le cas du suicide assisté, rassurez-vous, celui-ci est rigoureusement proscrit lorsque le futur ancien patient le demande pour des motifs « égoïstes ». Il semblerait qu’une qualité trop méconnue des médecins est de lire dans les pensées.

Il est, bien sûr, des cas horribles où – je suis le premier à l’admettre – je supplierais qu’on me tue et peut-être le tenterais-je moi-même. Mais ces cas sont heureusement extrêmement rares. La loi est ordonnée pour ce qui est bon pour la communauté, pas pour l’exception. Plus simplement, ce n’est pas parce que je veux quelque chose que j’y ai droit.

L’euthanasie, tout comme l’avortement, si elle peut soulager une situation individuelle difficile (« mourir, ce n’est pas facile », comme disait l’autre), est néfaste à la société. Elle traduit une perte alarmante d’espoir dans l’avenir, alors qu’on ne compte plus les cas de rétablissement miraculeux de gens auxquels on avait déjà réservé un frigo à la morgue.

Bientôt, les pompiers jetteront de l’essence sur les immeubles en flammes : si on ne peut pas sauver ceux qui s’y trouvent, autant que ce soit vite fini.

Elle montre aussi la chute vertigineuse de la valeur d’une vie humaine. Marx a gagné : l’homme est « un être générique » dont la seule différence avec l’animal est qu’il produit ses moyens de subsistance au lieu de seulement les rechercher. Si l’animal est boiteux, il ralentit la marche du troupeau. Il vaut mieux le laisser se faire bouffer par des loups ou sécher au soleil. La dignité d’être un homme se résumerait au confort et à la santé. Sans ces deux choses, la vie serait un gâchis et l’humain une ordure.

On peut déplorer l’état avancé de décadence dont sont frappées nos société. D’un point de vue scientifique, il nous offre aussi une chance unique. Nous avons la chance d’observer en temps réel ce qu’engendre concrètement un monde privé de toute morale, principe, religion ou règne une liberté qui est en fait anarchie. Il produit la mort.

Pas seulement la mort spirituelle ou morale ou politique. Il s’agit de la vraie mort physique des êtres humains, mort infligée non par un ennemi mais par la société ! Pas la guerre, pas la maladie, pas la famine, non : la simple routine.

Source : bvoltaire.fr