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Euthanasie : une pente glissante et des dérives inévitables

 

Voici quelques lignes pour illustrer à quel point demander à des médecins, ou à des institutions comportant des médecins, de tuer est une situation intenable.

Intenable pour le médecin qui fait profession de servir la vie, de sauver des vies, et à qui on demande d'interrompre la vie de manière définitive par un acte, par des prescriptions devenues ambivalentes. C'est une situation malsaine et, à terme, intenable. C'est ce que les psychiatres appellent une situation de double contrainte (ou double lien) qui conduit à un déséquilibre grave celui qui y est exposé : en l'occurrence le médecin. La double contrainte se résume en le fait de demander une chose et son contraire à une même personne, qui sera donc gravement culpabilisée quoi qu'elle fasse. Il s'agit d'une culpabilité psychologique (et non morale) qui ne peut pas être levée par un aveu ou par une absolution puisqu'elle est inhérente à l'inexistence du bon acte à choisir et donc à l'impossibilité de poser un choix bon.

Et c'est cela que vous voudriez imposer à vos médecins ?

Situation tout autant intenable à terme pour les patients potentiels ou réels : ils ne pourront plus faire confiance à leurs médecins ni à leurs infirmières. Ils ne pourront plus compter sur les soignants pour "être raisonnables" quand eux-mêmes craquent, pour espérer à leur place, pour les soutenir quand eux voudraient en finir sans vraiment le vouloir. Ils peuvent légitimement craindre d'être pris au mot, d'être "endormis" pour toujours. Je me souviens de ce dialogue maintes fois rapporté :

- vous allez dormir maintenant, monsieur, avec ce que je vous donne - dit la gentille infirmière au malade.
- oui mais... est-ce que je vais me réveiller ?

Déjà la peur s'installe : déjà commence et se poursuit l'exode des pays concernés par l'euthanasie. Déjà nos aînés préfèrent dépenser leur retraite ailleurs. Déjà ils quittent la Belgique et les Pays Bas pour s'installer en Allemagne où l'euthanasie n'est pas légale.

Christophore

 

genethique.org, 24/04/2013

Au vu de l'application de la loi de 2001 aux Pays-Bas et celle de 2002 en Belgique, un auteur anglo-saxon considère que l'on est sur une pente glissante. En effet, considérée comme une "option ultime dans des situations spécifiques", l'euthanasie "a vu avec le temps ses indications s'élargir [...] et son application apparaître dans des situations non imaginées au moment du vote il y a douze ans". Alors qu'une accélération des débats sur l'extension de l'euthanasie aux mineurs est demandée par certains sénateurs, d'autres estiment que cela empêcherait toutes les opinions de s'exprimer et le risque serait alors d'obtenir un "texte imprécis et ne posant pas les balises claires".(...)

(...) Dans le même temps, le Sénat débat d'une proposition de loi visant notamment à préciser le cadre de la clause de conscience. Actuellement, les médecins peuvent faire valoir une clause de conscience et de nombreux observateurs affirment que des institutions tels que les hôpitaux et les maisons de repos, "ont pour politique de l'intégrer dans leurs relations de travail avec le corps médical". (...)

Pour Sylvie Tack, chercheur postdoctorant à l'Université de Gand, on touche ici a deux limites: "celles du 'droit du patient' et sa liberté de choix, et celles des 'droits des collaborateurs' des institutions, dont les médecins, limités par les obligations liées au travail" notamment. Elle ajoute que "la clause de conscience prévue par la loi sur l'euthanasie se limitait au 'médecin' ou une autre 'personne' " et qu'il faudrait alors préciser dans la loi s'il s'agit d'une personne physique.

Source : genethique.org