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Jacqueline Jencquel
Secrétaire Générale de l'ADMD

L'euthanasie est un acte humaniste et non médical

21 février 2012, 13:07

Le débat ne devrait pas être un sujet de clivage entre la gauche et la droite. Tout le monde meurt. Les conditions de la fin de vie ne sont pas bonnes en France et nous n'avons pas les moyens de mettre en place un système de soins palliatifs universel. Donc beaucoup d'entre nous seront condamnés à souffrir avant de pouvoir quitter une vie qui à un certain moment n'est plus que de la survie...

La plupart d'entre nous refuse de regarder la réalité en face et pourtant nous vieillissons tous (sauf si nous sommes victimes d' un accident), nous tombons malades avant de mourir. Le droit de choisir si l'on préfère vivre jusqu'au dernier moment en subissant toutes les dégradations physiques et psychiques qui accompagnent les maladies terminales est un vrai choix. Il est autorisé par la loi. Par contre, celui qui demande à être aidé par un médecin pour abréger ses souffrances n'a pas cette possibilité...

Les médecins n'ont pas le droit en France de faire ce geste, mais pourquoi ne pas autoriser une association comme l' ADMD à fournir le produit que fournissent les associations suisses à leurs membres ? Il ne s'agit pas de le vendre dans les pharmacies mais de le mettre à la disposition d' «accompagnants» formés pour cela comme en Suisse. Ce ne serait pas un acte médical mais un acte humaniste.

Réaction :

Non
par Léila Nadj

25 mars 2012, 19:11

"La perte des facultés n'est pas la perte de la dignité" nous dit Eric Fiat, le philosophe en prenant appui sur la pensée kantienne: la dignité humaine est intrinsèque à l'homme. Nous sommes dignes, parce que nous sommes des êtres humains, indépendamment de notre appartenance sociale et de notre perte d'autonomie.Je pense que vous devriez lire d'E.Fiat: : Grandeurs et misères des hommes, Petit traité de dignité. Deux ou 3 cas exceptionnels doivent-ils déterminer une loi? Interrogez les équipes qui depuis des années accompagnent la fin de vie, et ... Il existe un risque majeur avec ce type de loi, où là, le débat devient éthique, pour cela, il est nécessaire de laisser de côté certaines émotions, et de réfléchir, comme le font depuis des années les excellentes équipes de soins palliatifs en France. Même si l'on sait faire une piqûre, c'est trop facile de dire à quelqu'un de faire un piqûre létale. D'un côté on a enlevé la peine de mort pour d'un autre la remettre.... Les traitements contre la douleur sont quand mêmes là, il ne faut pas oublier que la grande majorité des personnes en situation, ne veulent pas partir... Faire un loi parce qu'il y a eu une minime quantité de personnes médiatisées, est-ce raisonnable?

Source : newsring.fr