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Plus de 12 000 internautes ont donné leur avis sur la fin de vie

La « consultation citoyenne » sur la fin de vie, lancée sur le site de l’Assemblée nationale jusqu’au lundi 16 février, a suscité un certain engouement, mais son contenu sera difficilement exploitable par les députés.

par Marine Lamoureux, 15/02/2015 (extraits)

Il y a ceux qui s’insurgent et ceux qui argumentent ; les amateurs de lyrisme et les partisans de la démonstration. En deux semaines, la « consultation citoyenne » sur la fin de vie a donné lieu, dimanche 15 février à midi, à plus de 12 000 contributions sur le site de l’Assemblée nationale.

L’objectif de cette initiative inédite – qui prend fin lundi 16 février –, était de donner « directement » la parole aux citoyens sur un sujet sensible, en les invitant à commenter les articles de la proposition de loi relative aux « nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie ». 

Cette proposition de loi réformant celle de 2005 sur la fin de vie sera discutée en première lecture en séance publique les 10 et 11 mars à l’Assemblée nationale. Deux rapporteurs – chose rare – ont été nommés : le socialiste Alain Claeys (Vienne) et l’UMP Jean Leonetti (Alpes-Maritimes). ...

Dès mardi 17 février, à partir de 16 h 15, le texte sera examiné en commission des affaires sociales, l’examen pouvant se poursuivre mercredi matin. Les discussions seront retransmises en direct sur le site de l’Assemblée. ...

Ils ne sont... pas nombreux à saluer la proposition de loi. La plupart des contributeurs sont plutôt critiques : les uns regrettent que le texte ne légalise pas l’euthanasie et le suicide assisté, les autres au contraire jugent qu’il va trop loin, en dissimulant derrière une sédation profonde une euthanasie.

Des partisans du « suicide assisté »

Parmi les premiers, on trouve « vpoulain », révolté contre la sédation profonde, qu’il perçoit comme une « torture lente (…). Si c’était mon cas, je préférerais une fin rapide via un produit. » Nicole considère que « si j’ai exprimé mon souhait de ne pas subir d’acharnement thérapeutique, je dois pouvoir bénéficier d’une euthanasie active ». 

Certains internautes, comme « Mykky », témoignent de leur propre vécu : « Je suis malade et condamné par la maladie de Charcot. Cette sédation pour attendre la mort en privant le malade de nourriture et d’hydratation est scandaleuse », écrit-il tout en réclamant le « suicide assisté ».

Les risques de dérive

À l’inverse, un grand nombre de contributeurs redoutent que la France ne légalise l’injection létale. Évoquant des « dérives », Nanette relève qu’en Belgique – où l’euthanasie est légale –, on la propose à des personnes « qui ne sont pas en fin de vie ou mourantes : détenus, enfants, personnes âgées, dépressifs ».  

Elle conclut : « nos députés (…) doivent adopter le principe de précaution et nous protéger de l’euthanasie ». Pour « Batavia », les dispositions du texte sur la sédation « semblent autoriser la provocation de la mort par les soignants (…) à la demande du patient ou même sans son accord ». 

Dans un certain nombre de commentaires, les mêmes expressions reviennent. En particulier la phrase : « La sédation profonde et continue jusqu’au décès est par nature un geste euthanasique. » Ou encore, à propos de l’article 8 sur les directives anticipées : « Les médecins deviennent de simples exécutants. Cet article modifie l’essence de la médecine. » ...

Même s’il ne se fait guère d’illusion sur l’impact de la consultation, le président de la Fondation Jérôme-Lejeûne, Jean-Marie Le Méné, estime qu’il « ne faut pas laisser le champ libre aux pro-euthanasie ».

De son côté, Jean-Luc Romero, le président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, dit s’être refusé à préparer un argumentaire clé en main. Mais il encourage ses militants à s’y exprimer en masse avec leurs mots.

Il est difficile de dire de quelle manière la matière de cette consultation sera exploitée par les députés.  ...

MARINE LAMOUREUX
 
Source : la-croix.com