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Les ambiguïtés de Leonetti

 

 S'endormir avant de mourir : un nouveau droit ?

par Joséphine Bataille, La Vie, 24/04/2013

Jean Leonetti (...) propose d'aller plus loin que dans son texte précédent. Il appelle à un droit opposable, pour le malade, à recevoir une sédation qui le plonge dans le coma en fin de vie. Et à rendre le dispositif des directives anticipées contraignant pour les médecins. (...)
Propose-t-il une modification substantielle de la loi de 2005 actuellement en vigueur — dont il est lui-même l'auteur ? (...)

La loi Leonetti stipule que lorsque la souffrance d'un patient ne peut plus être soulagée par des antalgiques et des soins palliatifs, il faut le traiter en le plongeant dans l'inconscience (coma artificiel). (...) le député évoque aujourd'hui un « droit » qui soit contraignant pour le corps médical. (...)

Toute personne peut actuellement déclarer par écrit ce qu'il souhaite vivre en fin de vie en cas de maladie incurable – être réanimé ou pas, voir arrêter ses traitements de maintien artificiel en vie en cas d'inconscience etc. Mais ces directives ont pas de caractère obligatoire pour le médecin, qui décide aujourd'hui collégialement de ce qui relève ou pas de l'acharnement thérapeutique. C'est ce que Jean Leonetti propose de changer.(...)« Cette proposition va dans le sens des lois précédentes, sans lever l'interdit de tuer. Il fallait à l'évidence passer une étape supplémentaire : notre erreur a été de penser que l'on pouvait laisser les choses se faire de façon libre ».

Le traitement sédatif est autorisé par la loi alors que l'on sait qu'il a pour effet, dans la plupart des cas, d'accélérer cette mort que l'on entend laisser survenir naturellement. De ce fait, outre que l'utilisation fine et proportionnée de la sédation nécessite un savoir-faire qui peut faire défaut hors des services spécialisés, certains médecins se refusent à l'utiliser dans la crainte de basculer dans une pratique euthanasique. C'est pour contourner cela que le député évoque aujourd'hui un « droit » qui soit contraignant pour le corps médical.

(...) Quant au débat sur la mort médicalisée, le député dit avoir évolué, puisque toujours hostile à l'euthanasie, il accepte d'envisager la notion de suicide assisté. « Cela me paraît être une belle idée. A la différence de l'euthanasie, elle a l'avantage de ne pas mettre en conflit une éthique qui repose sur la solidarité nationale envers les plus fragiles, et une éthique qui défend l'idée d'autonomie et de maîtrise de sa propre vie », note Jean Leonetti.

Reactions :

jiminycriquet - 26/04/2013 à 08:44

La mort par sédation terminale, je vous signale qu'elle est tout sauf douce! M'enfin, pourquoi ne fait-on pas comme en Suisse, des "maisons de mort" où vont les gens qui veulent en finir? Là-bas c'est par aide au suicide mais cela peut être n'importe quoi et sans le médecin. Pourquoi les mêler à la fin de nos vies ? Pourquoi ne pas autoriser quelque chose de bien plus rapide(au choix du candidat)comme par ex une balle en plein coeur (avec un silencieux) envoyée par une âme charitable? Avant, il y avait le bourreau, vous me direz que c'est pour la peine de mort. Mais, finalement,quelle différence ? On veut éliminer les "coupables de coûter", les pousser à demander et obtenir la mort plutôt qu'un accompagnement qui coûte en don de soi et en don de sous.

dora : le terrrorisme du politiquement correct - 25/04/2013 à 09:36

Selon Philippe Muray, la political correctness (PC) n'est pas seulement un maccarthysme de gauche : "C'est, en fait, comme déni militant de réalité que le terrorisme "PC" se développe et nuit efficacement. C'est même en tant que remplaçant légitime de la réalité, ou en substitut, en héritier de celle-ci, qu'il exerce son pouvoir. C'est à la place de la réalité et du concret qu'il impose son vrai et son faux, qui dès lors n'ont même plus à être vérifiés. En ce sens on peut dire qu'il est la police politique du régime festif, et que nul citoyen, devant cette autorité, ne bénéficie plus de la moindre garantie juridique (...)

Source : lavie.fr