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Etat « végétatif » : un patient sur cinq serait en réalité conscient

, 28/06/2018

Le philosophe Andrew Peterson a gagné le prestigieux prix de bioéthique de la Fondation Greenwall[1], qui lui octroie le titre de chercheur à la Faculté de Greenwall (New York) pendant trois ans. Il a choisi d’orienter ses travaux de recherche sur le délicat sujet de l’état de conscience des patients ayant subi des lésions cérébrales graves. Il explique que dans la plupart des cas, la famille est convaincue que le patient est conscient. Or avec l’avancée des techniques médicales, les neuroscientifiques sont aujourd’hui capables de vérifier si c’est le cas ou non, voire de communiquer avec certains d’entre eux. Les médecins estimeraient que « jusqu’à un patient sur cinq qui semble en état végétatif pourrait être conscient ».

Les techniques d’imagerie médicale telles que l’IRM[2] et l’EEG[3] peuvent fournir un aperçu de l’activité cérébrale même lorsque le patient ne manifeste aucun signe de conscience. Les médecins peuvent, par exemple, demander à un patient d’imaginer une activité ou une scène, puis déterminer si le patient a obéi aux instructions grâce aux données de neuro-imagerie. Ces techniques visent à « aider à déterminer les étapes possibles du rétablissement ou à améliorer les décisions en matière de soins de santé ».

Andrew Peterson travaille avec ces chercheurs pour les aider à considérer les « nombreuses questions éthiques, juridiques et politiques auxquelles il faut répondre avant d'introduire ces méthodes de neuro-imagerie dans les hôpitaux ». Ces patients souffrent-ils ? Que pensent les familles de ces nouvelles techniques ? Eclaireront-elles les problématiques de fin de vie ? « En soulevant ces questions, les philosophes peuvent modestement contribuer à l'effort d'amener ces méthodes de neuro-imagerie à la clinique », a déclaré Andrew Peterson. « Cela pourrait avoir un impact durable et bénéfique pour ces patients, leurs familles et les professionnels de la santé qui s'occupent d’eux. »


[1] La Fondation Greenwall a été créée en 1949 par le philanthrope Frank K. Greenwall. En 1991, la fondation a adopté la mission de financement de la recherche multidisciplinaire en bioéthique et elle est désormais leader mondial dans le développement de programmes innovants de recherche en bioéthique.
Le premier programme de la fondation, le Greenwall Faculty Scholars, vise à promouvoir « la recherche qui va au-delà du travail actuel en bioéthique pour aider à résoudre les problèmes éthiques pressants dans les soins cliniques, la recherche biomédicale et les politiques publiques ». Les questions de politique découlant du diagnostic de lésions cérébrales graves complètent les objectifs de ce programme et la mission globale de la fondation de produire des recherches en bioéthique (https://philosophy.gmu.edu/articles/11952).

[2] Imagerie par résonnance magnétique.

[3] Électroencéphalographie.

Source : genethique.org