Communion de prière pour la Vie : "Jésus, Marie, protégez la vie " ! (ou toute autre prière à Dieu)

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En matière de fin de vie, le progrès consiste à améliorer le soin et non pas à supprimer le patient

 

Le rapport Sicard "suscite intérêt et inquiétudes. Il constate des carences dans la prise en charge de la fin de vie en France, notamment dues à la méconnaissance de la loi du 22 avril 2005.(...)
En revanche, ce rapport entretient l'ambiguïté autour de la « sédation profonde ». Désigne-t-elle le soulagement nécessaire en cas de grande souffrance ou s'agit-il d'accélérer la mort ? (...) On peut craindre qu'en juin, tout cela aboutisse à un projet de loi ouvrant la voie à certaines formes non explicites d'euthanasie. (...)

Il s'agit d'éviter la déshumanisation de notre société. (...) Jean Leonetti a évoqué par le passé le risque d'une « barbarie civilisée ». Nous en avons un exemple avec la Belgique qui, après avoir légalisé l'euthanasie, envisage de la pratiquer pour les mineurs et les personnes démentes.
Il existe aussi un enjeu financier avec la tentation de diminuer le coût de la prise en charge des malades en fin de vie.
Enfin, la question de la souffrance se pose : peut-on supprimer l'angoisse de la mort ? Je ne crois pas. En revanche, il est possible d'apporter une réponse humaine à cette souffrance par un accompagnement de qualité plutôt que de la considérer comme un problème qui se règle par la mort. Cette seconde option revient à enfermer la personne dans la souffrance. En fait, souvent insupportable pour les proches qui y projettent leurs propres peurs, la souffrance est vécue de façon tout à fait différente par le malade.

Extraits d'un interview avec le P Brice de Malherbe
Source : Paris Notre-Dame du 31 janvier 2013.

 

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