Communion de prière pour la Vie : "Jésus, Marie, protégez la vie " ! (ou toute autre prière à Dieu)

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par Jean-Marc Dupuis, 18/05/2014

Pourquoi se préparer à mourir ?

On voulait d’abord mourir la conscience en paix : avoir le temps de s’être fait pardonner les fautes commises, en réparant les offenses faites à son entourage. Mais aussi, pour toutes les fautes ne pouvant pas être excusées par autrui, demander pardon à Dieu.

Le but était bien sûr de se préparer à entrer dans l’Au-delà. Mais les difficultés de la vie pratique rendaient indispensable de laisser autant que possible ses affaires en ordre, sous peine d’entraîner la mort des personnes qu’on laissait derrière soi. Ainsi, un homme qui terminait le toit de sa maison, ou de creuser un puits, ou de faire les semailles, ou de faire vêler une vache, redoutait de laisser en plan un projet vital pour la survie de sa famille. L’artiste, le savant qui avaient consacré leur vie entière à accumuler un savoir qu’ils étaient les seuls à détenir, craignaient de ne pouvoir terminer une œuvre qui serait irrémédiablement perdue pour la postérité.

C’était une question de responsabilité vis-à-vis du monde que l’on quittait. L’attitude du « après moi le déluge », consistant à mourir sans se soucier de ce qu’il allait advenir ensuite, était considérée comme déplorable. Pendant toute votre vie, vous vous étiez créé des responsabilités en employant des personnes, en mettant des enfants au monde, en engageant des projets. Ces personnes, ces enfants, ces projets allaient continuer à exister après votre mort et il ne fallait pas les compromettre.

Ainsi, très peu de personnes souhaitaient, comme actuellement, avoir dépensé tout leur argent avant de mourir. Au contraire, on avait travaillé et économisé toute sa vie, le but était que cela contribue à laisser derrière soi un monde meilleur. Soit en léguant sa ferme à ses héritiers, pour qu’ils continuent à la faire prospérer et puissent la transmettre, à leur tour, à leurs enfants. Soit, en l’absence d’hériter, on donnait son patrimoine à une bonne œuvre pour améliorer la vie matérielle de pauvres gens, via la construction d’hospices, d’orphelinats ou d’écoles, ou pour améliorer la vie spirituelle de la communauté grâce à la construction d’un édifice public, d’un monastère (pour les plus riches) ou d’un beau vitrail dans une église, d’une peinture ou d’une belle statue, qui pourraient inspirer les générations futures.

Tout cela demandait du temps et de la réflexion, et il valait mieux que la Mort ne vienne pas vous surprendre sans crier gare.

On comprend que, dans cette vision, la question de savoir si l’on allait souffrir avant de mourir paraissait secondaire. Au contraire, si l’on n’avait pas eu le temps de tout faire, par exemple de dire pardon, merci, et au revoir aux personnes que l’on aimait, on était content de gagner des moments de vie supplémentaire, y compris avec une jambe broyée par la roue d’un chariot, une pointe d’arbalète enfoncée dans le ventre, ou le visage gagné par une lèpre affreuse.

Mais au fond, sommes-nous si différents aujourd’hui ?

A suivre

Source : santenatureinnovation.com