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Johanne Faucher n’est pas prête à quitter notre monde

par Frederic Desjardins, 30/12/2019

COMMUNAUTAIRE. Johanne Faucher vit au quotidien avec le cancer. Refusant d’abdiquer contre la maladie, cette résidente de Sainte-Aurélie prend tous les moyens nécessaires pour s’accrocher à la vie.

Initialement, Johanne Faucher avait été diagnostiquée d’un cancer aux ovaires en 2013, à l’âge de 46 ans. Aucun antécédent de cette maladie, ou tout autre type de cancer, n’existait dans sa famille.

«J’étais une femme en forme qui travaillait comme cuisinière dans un CPE. Je marchais mon cinq kilomètres tous les soirs. Mon régime alimentaire était équilibré. Maintenant, je ne peux plus travailler ou me nourrir normalement», explique-t-elle.

Après des tests gynécologiques et une tomodensitométrie (taco), Johanne Faucher a appris que le cancer s’était propagé rapidement dans d’autres parties de son corps.

«Il y avait beaucoup de masses cancéreuses. On a m’enlevé le système reproducteur et cinq pouces de l’intestin. Les médecins ont retiré des masses dans le tablier graisseux du ventre et aussi gratté mon diaphragme, vu qu’il ne pouvait pas l’enlever», dit celle-ci.

L’opération s’est déroulée le 31 mai 2013 à l’Hôtel-Dieu de Québec. Malgré plusieurs chimiothérapies depuis l’opération, des masses cancéreuses se reforment sporadiquement dans le corps de Mme Faucher.

La maladie a apporté d’autres complications. Depuis juillet 2018, Johanne Faucher utilise la néphrostomie pour évacuer son urine. Les tubes et sacs sont installés sur ses jambes.

«Depuis cet été, ce que je mange se transforme presque toujours en diarrhée. J’ai perdu beaucoup de poids. Je ne veux pas qu’on me mette aussi un sac pour l’intestin», mentionne-t-elle.

Médicament

Johanne Faucher a appris de Vincent Castonguay, médecin en recherche à l’Hôtel-Dieu de Québec, qu’un médicament a été testé aux États-Unis sur des femmes ayant le même type de cancer. «Dans 50 % des cas, il y a eu de très bons résultats, comme une baisse de 15 à 30 % des masses cancéreuses», explique Mme Faucher.

Au niveau de Santé Canada, ce médicament est reconnu pour traiter les mélanomes (cancer de la peau), mais pas le cancer dont souffre Johanne Faucher. En conséquence, son assurance privée refuse de payer les 10 000 $ de frais mensuels reliés à la prise du médicament.

«J’ai été bien traitée dans le système de santé. On m’a dit que mon cancer ne se guérissait pas et c’est impossible de dire à quel moment ça va finir. Jusqu’ici, j’ai déjoué tous les pronostics», affirme Mme Faucher.

Afin de payer le médicament, Johanne Faucher a lancé une collecte de fonds sur le gofundme.com sous le nom Un dernier espoir pour Johanne. On peut y accéder via ce lien : https://www.gofundme.com/f/hhq3h-un-dernier-espoir-pour-johanne

«On a célébré Noël chez ma sœur le 24 novembre, parce qu’on craignait que je ne me rende pas aux Fêtes. J’ai deux filles et une petite-fille de cinq mois. Il y a des gens qui demandent l’aide médicale à mourir. Moi, je veux l’aide médicale à vivre. Je ne suis pas prête à partir», conclut Johanne Faucher.

Notons que les fonds restants, en cas de décès ou d’une révision du dossier d’assurance de Mme Faucher, seront versés en parties égales à la Fondation Santé Beauce-Etchemin, la Fondation du CHU de Québec et la Société canadienne du cancer.

Source : lavoixdusud.com